Le secrétaire général du CCG : les États du Golfe, un partenaire fiable pour la paix et un pilier de la sécurité énergétique mondiale
Washington, le 18 septembre /QNA/ M. Jasem Mohamed Al Budaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG), a affirmé que les pays membres ont consolidé leur statut de partenaires incontournables dans la consolidation de la paix et de la stabilité, ainsi que dans la garantie de la sécurité énergétique mondiale. Il a souligné que les progrès économiques accomplis et l'envergure de leur présence diplomatique témoignent d'une approche axée sur la responsabilité, le renforcement des partenariats et la volonté de propager la stabilité et la prospérité au bénéfice des peuples de la région et du monde.
S'exprimant lors d'une allocution prononcée au Forum des États du Golfe à l'Université de l'Utah, à Salt Lake City aux États-Unis, le secrétaire général a rappelé qu'après quarante-cinq ans d'existence, le CCG s'est affirmé comme l'une des organisations régionales les plus influentes, érigeant l'intégration et la solidarité entre ses membres en socle de son action et de ses positions.
Concernant la question palestinienne, il a réitéré la constance de la position du CCG, articulée autour de l'impératif d'assistance aux civils, du rejet de tout déplacement forcé et de l'appui à un règlement juste fondé sur la solution à deux États.
Sur le volet de la sécurité énergétique, M. Al Budaiwi a mis en exergue la capacité avérée des États du Golfe à honorer leurs engagements, y compris dans les conjonctures les plus délicates, rappelant la gestion empreinte de sang-froid et de responsabilité dont ils ont fait preuve face à l'escalade régionale et aux perturbations de la navigation dans le détroit d'Ormuz.
Le secrétaire général a également dénoncé la persistance des agressions iraniennes contre les pays voisins, ainsi que les foyers d'escalade et de chaos qu'elles alimentent dans la région, martelant que le détroit d'Ormuz ne saurait être érigé en instrument de chantage.
Dans ce droit fil, il a exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités en vue de restaurer la stabilité et de garantir la libre circulation de la navigation internationale dans le détroit, conformément au droit international, à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et à la résolution 2817 du Conseil de sécurité.
Évoquant la diplomatie préventive du Golfe, il a salué les rôles diplomatiques menés par l'État du Qatar et le Sultanat d'Oman, lesquels ont maintenu des canaux de communication ouverts durant la confrontation entre l'Iran et les États-Unis d'Amérique, dans la quête de solutions équitables répondant aux préoccupations légitimes en matière de sécurité et épargnant aux peuples de la région de plus amples souffrances.
Sur le plan économique, il a indiqué que les pays du CCG traversent une phase de transformation accélérée sous l'impulsion de leurs visions nationales, à travers la diversification des sources de revenus et l'essor des secteurs de la finance, de la logistique, de l'industrie, du tourisme et de la technologie.
Il a précisé à cet égard que le PIB cumulé des États du Conseil dépasse les 2 400 milliards de dollars, avec des projections tablant sur environ 6 000 milliards de dollars à l'horizon 2050, tandis que leurs fonds souverains gèrent des actifs avoisinant les 5 000 milliards de dollars, consolidant ainsi leur rôle de premier plan dans le financement des investissements à long terme et le soutien à la croissance mondiale.
Enfin, M. Al Budaiwi a affirmé que le partenariat stratégique unissant le Golfe aux États-Unis ouvre de vastes horizons pour l'édification d'une économie du savoir, notamment à travers la recherche conjointe en matière d'intelligence artificielle, de sciences médicales et d'énergies propres, saluant la contribution des universités américaines, à l'instar de celle de l'Utah, dans la formation des compétences et l'élargissement de la coopération scientifique.
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