Nations Unies : le président turc affirme que Gaza est devenue le plus brutal et le plus honteux des camps de détention collectifs
New York, le 22 septembre /QNA/ Le président turc, Recep Tayyip Erdoğan, a affirmé aujourd’hui que Gaza n’était plus seulement le plus grand cimetière d’enfants au monde, mais qu’elle enregistrait également le taux le plus élevé d’enfants amputés et qu’elle était devenue le camp de détention collective le plus brutal et le plus honteux de notre époque.
S’exprimant lors des travaux de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Recep Tayyip Erdoğan a souligné que la Cisjordanie traverse actuellement la pire période de terrorisme des colons, tandis qu’à Jérusalem, les musulmans et les chrétiens sont empêchés d’accéder aux lieux saints. Il a appelé tous les États qui n’ont pas encore reconnu l’État de Palestine à reconsidérer leur position.
Le président turc a déclaré que les tentatives visant à étouffer l’État de Palestine échoueraient et que le monde verrait le jour où cet État serait établi avec Jérusalem-Est pour capitale, dans les frontières du 4 juin 1967. Il a ajouté que le président palestinien Mahmoud Abbas n’a pas pu participer aux réunions de New York pour la deuxième année consécutive et que cette injustice subie par les Palestiniens heurte les consciences.
Concernant l’évolution de la situation en Syrie, Recep Tayyip Erdoğan a affirmé que son pays estime que Damas progresse sur la voie de la construction d’un État sûr et pacifique, ajoutant qu’Ankara continuera de se tenir aux côtés du peuple syrien.
S’agissant des développements dans la région, le président turc a indiqué qu’Ankara poursuit ses efforts avec toutes les parties afin de mettre fin à l’escalade au Moyen-Orient, soulignant que la poursuite des hostilités ne sert les intérêts d’aucune partie.
Il a également déclaré que son pays a fondé, avec le Royaume d’Arabie saoudite et le Pakistan, une alliance de défense destinée à renforcer la solidarité entre les trois États, afin que les problèmes de la région trouvent des solutions issues de l’intérieur même de la région.
Il a ajouté qu’Ankara poursuit ses efforts avec les différentes parties pour éviter que la région du Golfe ne sombre dans un état de guerre, affirmant que toute tentative d’élargissement du champ des confrontations et des conflits ne profiterait à personne.
Le président turc a réitéré son appel à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU, insistant sur le fait qu’elle doit être fondée sur le principe selon lequel « le monde est plus grand que cinq », et affirmant que cette réforme doit commencer par l’abolition du droit de veto.
Recep Tayyip Erdoğan a déclaré qu’un système dans lequel la volonté de plus de 190 États membres des Nations Unies dépend de la volonté de cinq pays membres permanents ne peut être considéré ni comme juste ni comme pleinement capable d’inspirer confiance. Il a ajouté que l’Organisation des Nations Unies, créée il y a 81 ans pour préserver la paix et la sécurité, est désormais incapable de remplir sa mission.
Il a enfin proposé une nouvelle structure dépourvue de membres permanents, dans laquelle les États membres seraient élus par l’Assemblée générale pour des mandats déterminés.
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