Le Rwanda commence des discussions avec des pays européens concernant le transit de migrants expulsés sur son territoire
Kigali, le 7 août /QNA/ Le gouvernement rwandais a annoncé aujourd’hui avoir entamé des discussions préliminaires en vue d’accueillir des migrants qui seront expulsés de plusieurs pays européens, son territoire devant servir de lieu de transit.
Mme Yolande Makolo, la Porte‑parole du gouvernement rwandais, a déclaré que son pays a engagé des discussions initiales avec certains États européens, sans préciser lesquels, et qu’aucune décision n’a encore été prise.
Elle a expliqué que parmi les affaires abordées figure l’utilisation du "Centre de transit d’urgence" situé dans l’Est du Rwanda, qui a accueilli depuis 2019 des milliers de migrants bloqués en Libye, dont beaucoup sont ensuite partis dans le cadre d’un programme qui, selon elle, a permis de sauver "de nombreuses vies". Elle a ajouté qu’un centre similaire pourrait recevoir des familles pour des soins médicaux et une formation, que les demandes d’asile y sont également traitées, et que les personnes concernées peuvent soit retourner dans leur pays d’origine si cela est sûr et souhaité, soit être réinstallées dans d’autres États.
Le Rwanda a conclu en 2022 un accord migratoire avec le Royaume‑Uni prévoyant l’envoi de migrants arrivés illégalement sur le sol britannique. Toutefois, l’ancien Premier ministre britannique, Mr Keir Starmer a déclaré, peu après son arrivée au pouvoir en 2024, que l’accord est "mort et enterré", après de vives critiques et une décision de la Cour suprême britannique le jugeant illégal.
En juin dernier, le Parlement européen a adopté une loi sur la migration, décrite comme la plus stricte de son Histoire, visant à accélérer le renvoi des migrants n’ayant pas de Droit de séjour dans les pays de l’Union Européenne, avec le soutien de groupes politiques du Centre‑droit et de l’Extrême droite.
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