Une étude internationale : le changement climatique pourrait engendrer une expansion sans précédent des incendies de forêt en Europe
Berlin, 20 août /QNA/ Les résultats d’une étude internationale publiée en Allemagne concluent que le changement climatique pourrait provoquer, à l’avenir, une extension significative des zones touchées par les incendies de forêt en Europe.
Publiée dans la revue scientifique Global Change Biology, l’étude indique que la superficie annuelle affectée par les incendies pourrait augmenter d’ici la fin du siècle de 39 % à 192 % par rapport au niveau actuel, selon l’ampleur du réchauffement climatique mondial.
L’équipe de recherche indique toutefois que d’autres facteurs jouent un rôle important, notamment les modes d’utilisation des terres ainsi que les mesures de prévention, de détection précoce et de lutte contre les incendies.
Les chercheurs expliquent que les feux de végétation constituent des phénomènes naturels essentiels à la dynamique de la biodiversité et des écosystèmes. Ils constatent cependant une recrudescence de ces incendies, précisant que "le changement climatique accroît l’activité des feux dans toute l’Europe à cause de conditions météorologiques plus chaudes, plus sèches et plus venteuses".
Selon l’étude, l’Europe centrale, de vastes régions de l’Europe occidentale et le bassin méditerranéen seraient les zones les plus exposées. À titre de comparaison, le Programme des Nations Unies pour l’environnement estime actuellement que la planète se dirige vers une hausse moyenne des températures d’environ 2,8 ˚C d’ici la fin du siècle.
Les auteurs de l’étude précisent néanmoins que les risques futurs d’incendies ne dépendront pas uniquement de l’évolution du climat. Afin de prendre en compte d’autres facteurs d’influence, ils ont combiné différents scénarios climatiques avec des modèles intégrant notamment les stratégies de prévention, de détection précoce et de gestion des incendies.
D’après les résultats, une amélioration de la gestion des feux pourrait réduire les surfaces brûlées de 92 % dans un scénario de réchauffement limité à 1,8˚C, et de 72 % même dans l’hypothèse d’une hausse des températures de 3,6˚C.
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