Le Qatar, les États-Unis, le Nigéria et l’Algérie signent une lettre ouverte commune adressée à l’Union Européenne concernant le système de réduction des émissions de méthane
Doha, le 25 juin /QNA/ L’État du Qatar a signé aujourd’hui une déclaration commune, sous forme de lettre, exhortant l’Union Européenne (UE) à prendre des mesures rapides et nécessaires pour clarifier et adopter des amendements spécifiques au système de réduction des émissions de méthane de l’Union Européenne (EUMR). Ces modifications avaient déjà été demandées par plusieurs États membres de l’UE, des représentants de l’industrie et des députés européens.
La déclaration a été signée par Son Excellence l’Ingénieur Saad bin Sherida Al Kaabi, le ministre d’État aux Affaires énergétiques, Son Excellence Mr Chris Wright, le Secrétaire du Département de l’Énergie des États-Unis, Son Excellence Mr Ekperikpe Ekpo, le ministre d’État chargé des ressources gazières de la République fédérale du Nigéria, ainsi que Son Excellence Mr Mohamed Arkab, le ministre de l’Énergie et des Mines de la République Algérienne Démocratique et Populaire. La déclaration a pris la forme d’une lettre ouverte adressée au président de l’Union Européenne, au président du Conseil européen et aux dirigeants des États membres.
Les quatre pays producteurs d’énergie, fournisseurs majeurs de gaz naturel liquéfié à l’UE, ont réaffirmé dans cette lettre leur engagement commun à renforcer les partenariats économiques et stratégiques avec l’Union et à garantir sa sécurité énergétique. Ils ont également exprimé leur soutien total aux objectifs de l’UE visant à accroître la compétitivité économique, la prospérité, la durabilité et la sécurité énergétique, grâce à des approvisionnements fiables pour les États membres et leurs citoyens.
Les signataires ont écrit : "Partant de ces objectifs communs, nous exhortons l’Union Européenne à prendre des mesures rapides et nécessaires pour clarifier et adopter des amendements spécifiques au système de réduction des émissions de méthane".
La lettre ouverte affirme l’absence ou le flou de certains éléments techniques essentiels du système, dont les dispositions doivent entrer en vigueur en janvier 2027, ce qui affectera les fournisseurs de l’UE. Le manque de clarté juridique et de détails sur la mise en œuvre est perçu comme une contrainte majeure pour les exportateurs d’énergie, y compris QatarEnergy, dans leur planification future, la conclusion de contrats et l’engagement à fournir du gaz au marché européen.
Elle aborde également les risques financiers et juridiques liés aux contrats de long terme, représentant des dizaines de milliards d’euros, et propose une série de mesures jugées nécessaires avant l’application des amendements : la mise en place d’un mécanisme de suspension, temps supplémentaire pour développer des méthodologies et voies de conformité adaptées, non application des dispositions aux nouveaux contrats signés durant la période de préparation, et suppression des sanctions de non conformité pendant cette phase transitoire.
Les signataires concluent : "Nous encourageons la Commission et les États membres de l’Union Européenne à travailler avec toutes les parties prenantes de l’industrie sur les clarifications et changements nécessaires, afin de permettre une mise en œuvre efficace de la loi tout en réduisant les risques inévitables".
Le Qatar a exprimé sa disponibilité à s’engager avec la Commission européenne et les États membres de l’UE comme partenaire constructif concernant le système de réduction des émissions de méthane.
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