Des chercheurs américains développent un traitement contre le trouble du sommeil responsable des ronflements gênants
Washington, le 22 avril /QNA/ Des chercheurs américains de l’Université de Californie à San Diego ont mis au point un nouvel implant médical destiné à traiter le trouble du sommeil responsable des ronflements gênants, marquant une avancée dans la prise en charge de l’apnée obstructive du sommeil.
Les patients atteints de ce trouble souffrent d’arrêts respiratoires répétés durant le sommeil faute du relâchement des muscles du pharynx et du palais, entraînant une obstruction des voies respiratoires. Cela se manifeste par des ronflements intenses et des réveils soudains dus à une sensation d’étouffement. À long terme, ce trouble peut provoquer une surcharge cardiaque, une hypertension et accroître le risque d’accidents graves tels que les AVC et les crises cardiaques.
Alors que les traitements traditionnels reposent sur l’utilisation du dispositif CPAP (pression positive continue), souvent mal toléré par les patients, les chercheurs ont développé un implant innovant appelé pHGNS (stimulation du nerf hypoglosse proche). Ce petit appareil est placé sous la peau, dans la partie supérieure du thorax, et relié à un nerf du cou contrôlant les mouvements de la langue. Activé avant le sommeil, il envoie de légères impulsions électriques qui stimulent les muscles de la langue et des voies respiratoires, les maintenant ouverts pendant la nuit.
Une étude clinique menée sur 104 adultes souffrant d’apnée obstructive modérée a montré des résultats prometteurs : les épisodes d’arrêt respiratoire ont diminué chez plus de 58 % des patients, avec une amélioration significative de la saturation en oxygène et une réduction de la somnolence diurne. Les niveaux de fatigue sont passés de pathologiques à normaux chez un grand nombre d’entre eux. Les effets secondaires observés étaient mineurs et temporaires (douleur au site d’implantation, maux de tête, légère gêne linguale).
Les chercheurs concluent que cet implant représente une option sûre et prometteuse pour les patients ne pouvant utiliser le CPAP, tout en assurant la nécessité d’études plus longues afin d’évaluer son efficacité à long terme, notamment dans la prévention des complications graves comme les maladies cardiovasculaires et les AVC.
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