Des scientifiques américains découvrent un mécanisme qui empêche la formation des fibres associées à la maladie d’Alzheimer
Washington, le 22 avril /QNA/ Des scientifiques américains ont découvert un mécanisme cellulaire susceptible d’empêcher la formation des fibres protéiques associées à la maladie d’Alzheimer, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour limiter les maladies neurodégénératives tout en préservant les fonctions vitales des protéines à l’intérieur des cellules.
Les gouttelettes de protéines jouent des rôles biologiques essentiels dans les cellules, mais elles peuvent, dans certaines conditions pathologiques, se transformer en amas solides appelés fibres, perturbant ainsi leurs fonctions, notamment le soutien des microtubules responsables du transport des substances dans les neurones.
L’équipe de recherche en biophysique de l’Université de Buffalo aux États Unis, à travers un modèle expérimental basé sur la protéine "tau", a montré que la formation des fibres se produit à la surface des gouttelettes de protéines et non en leur sein, suggérant que le contrôle de cette surface pourrait être la clé pour prévenir la transformation pathologique.
Les résultats ont également révélé qu’une molécule naturelle présente dans les cellules, appelée "L arginine", contribue à stabiliser les gouttelettes protéiques et à maintenir leur état liquide, réduisant ainsi la probabilité de leur conversion en fibres amyloïdes nocives, tout en conservant leurs fonctions normales.
La chercheuse principale, Dr Priya R. Banerjee, a expliqué : "Les cellules pourraient utiliser de petites molécules comme l’arginine pour maintenir la stabilité de ces gouttelettes et empêcher leur transformation en formes toxiques", assurant que la compréhension de ce mécanisme pourrait aider à développer des traitements visant les stades précoces des maladies neurologiques.
L’étude conclut que la surface de la gouttelette constitue le point de départ de la formation des fibres, tandis que son intérieur reste liquide et fonctionnel, ouvrant la voie à une prévention du processus pathologique sans altérer son rôle biologique, une avancée importante vers la compréhension du comportement des protéines et l’élaboration de futures stratégies thérapeutiques.
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