Le ministre de la Justice : le Qatar accorde une grande importance à la profession d’avocat et poursuit le développement de son cadre législatif
Doha, le 2 novembre /QNA/ Son Excellence M. Ibrahim bin Ali Al Mohannadi, ministre de la Justice et ministre d’État aux Affaires du Conseil des ministres, a affirmé que l’État du Qatar accordait une grande importance à la profession d’avocat, comme en témoignent les amendements apportés à la loi régissant cette profession et les décisions réglementaires qui ont suivi. Il a précisé que le cadre législatif encadrant la profession faisait l’objet d’un réexamen continu, en cohérence avec la Vision nationale du Qatar 2030 et la stratégie du ministère de la Justice.
Dans son allocution prononcée à l’ouverture du Forum des avocats du Golfe, organisé aujourd’hui par l’Association du barreau du Qatar à l’occasion du 20e anniversaire de sa création, Son Excellence a affirmé que l’indépendance de la profession d’avocat ne constituait pas un privilège accordé à l’avocat, mais avant tout une garantie pour le justiciable, avant d’être un droit pour l’avocat. Il a affirmé que la préservation de l’intégrité et de l’indépendance de la profession exigeait de ses membres qu’ils rejettent toute pratique contraire à l’éthique et veillent à ce qu’elle fasse l’objet de comptes à rendre.
Son Excellence a également indiqué que la qualité de la justice dans un pays se mesurait à ce qui se passait dans les cabinets d’avocats avant même de se mesurer à ce qui se déroulait dans les salles d’audience. Il a expliqué que l’avocat était le premier interlocuteur de toute personne souhaitant faire valoir ses droits : il est celui qui écoute son récit et évalue si le différend mérite d’être porté devant les tribunaux. Il lui appartient également d’indiquer à son client les torts qu’il pourrait avoir commis.
Son Excellence a exprimé ses sincères remerciements et sa reconnaissance à l’Association du barreau du Qatar pour l’organisation de ce forum et pour ses efforts visant à renforcer les échanges professionnels entre les avocats des États membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Il a également félicité l’association à l’occasion du 20e anniversaire de sa création, saluant le rôle qu’elle a joué, au fil de ces années, en tant que porte-voix de la profession et partenaire au service de la justice.
Évoquant la coopération entre les pays du Golfe, Son Excellence a relevé les progrès accomplis par les États du CCG pour permettre aux avocats ressortissants de la région d’exercer plus facilement leur profession dans les autres pays membres. Il a toutefois souligné que la véritable intégration ne saurait se limiter à l’ouverture de perspectives de coopération, mais devait également reposer sur un rapprochement des normes en matière de qualification professionnelle, des règles déontologiques et de la protection des justiciables.
Il a précisé qu’un tel rapprochement renforcerait la confiance des justiciables dans les institutions juridiques des pays du Golfe, dès lors que l’avocat chargé de leur dossier serait soumis à des normes professionnelles similaires. Cette démarche contribuerait ainsi à la mise en place d’un marché juridique régional performant. À cet égard, il a appelé les associations et les ordres d’avocats des États du CCG, en coordination avec les autorités chargées de réglementer la profession, à œuvrer en faveur de deux mesures concrètes : l’élaboration d’un guide indicatif unifié à l’échelle du Golfe et la définition de mécanismes appropriés pour la reconnaissance mutuelle des programmes de formation professionnelle continue entre les États membres.
Il a affirmé que de telles initiatives concrètes permettraient de faire de ce forum non plus seulement une occasion de célébration et de rencontre, mais aussi un cadre durable de développement professionnel et d’intégration juridique entre les pays du Golfe.
Son Excellence le ministre de la Justice et ministre d’État aux Affaires du Conseil des ministres a enfin réaffirmé la volonté de l’État du Qatar de promouvoir des relations fondées sur la coopération et la complémentarité entre les autorités de régulation de la profession, les avocats et leurs associations, dans le respect des prérogatives de chacun et au service de la justice.
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