La Chine met en garde contre les politiques protectionnistes européennes et appelle à régler les différends par le dialogue
Pékin, le 16 octobre /QNA/ La Chine a exprimé l’espoir que l’Union européenne honore ses engagements en faveur du libre-échange, respecte les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et évite d’introduire des politiques et des mesures protectionnistes et discriminatoires. Elle a affirmé sa détermination à protéger ses intérêts et son refus de subir des pressions dans le cadre des négociations commerciales.
Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré aujourd’hui que son pays espérait œuvrer avec l’Union européenne pour promouvoir une croissance équilibrée et un développement durable des échanges commerciaux bilatéraux, ainsi que préserver la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales. Elle a indiqué que la deuxième réunion du mécanisme de consultation entre les deux parties sur le commerce et l’investissement avait récemment enregistré des avancées positives.
Ces déclarations interviennent alors qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé que celle-ci proposerait de nouvelles restrictions sur les importations chinoises, allant au-delà des mesures de protection convenues visant à réduire de moitié les importations de véhicules hybrides chinois.
Elle a expliqué que l’accord ne permettrait pas de remédier au déséquilibre structurel des échanges commerciaux, soulignant que le déficit commercial de l’Union européenne avec la Chine dans le domaine des marchandises dépassait un milliard d’euros (1,12 milliard de dollars) par jour.
Ursula von der Leyen a ajouté que la Commission travaillerait à l’élaboration d’un mécanisme permettant de limiter rapidement l’accès de certains produits au marché européen. Elle a également annoncé qu’une proposition visant à réduire la dépendance des entreprises européennes à l’égard de sources uniques pour certains approvisionnements essentiels serait présentée en décembre prochain.
De son côté, le ministère chinois du Commerce a rejeté l’affirmation selon laquelle les pressions européennes auraient contraint la Chine à faire des concessions concernant les exportations de véhicules hybrides. Il a souligné que l’entente entre les deux parties reposait sur la réciprocité et les avantages mutuels, ainsi que sur le respect des règles de l’OMC, la prise en compte des faits et la non-discrimination.
Le ministère a déclaré que cette entente avait contribué à protéger les intérêts des entreprises chinoises, à répondre aux préoccupations de l’Union européenne et à éviter une intensification des tensions commerciales. Il a averti que les pressions ne garantiraient aucun gain et appelé à poursuivre le dialogue et à parvenir à des compromis afin de renforcer les relations économiques et commerciales entre les deux parties.
Par ailleurs, des responsables chinois et européens ont tenu des discussions économiques de haut niveau à Bangkok, en marge des réunions du Fonds monétaire international et du Groupe de la Banque mondiale. Les échanges ont porté sur les politiques économiques et les déséquilibres commerciaux.
Le ministre chinois des Finances, Lan Fo’an, a affirmé que son pays était disposé à renforcer la coordination en matière de politiques macroéconomiques et de gouvernance économique mondiale. Il a indiqué que les déséquilibres mondiaux étaient influencés par des facteurs structurels et géopolitiques, ainsi que par le protectionnisme commercial.
La Banque centrale européenne a également fait état d’un dialogue avec la Chine sur les politiques macroéconomiques. Un responsable européen a, pour sa part, indiqué que les deux parties étaient convenues de poursuivre un dialogue régulier, d’œuvrer à un rééquilibrage économique ordonné et de renforcer leur coopération afin de préserver l’ordre international fondé sur des règles.
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