Une étude établit un lien entre la quantité de graisse entourant le cœur et le succès des interventions sur la valve mitrale
Moscou, le 3 septembre /QNA/ Des chercheurs de l’Institut de recherche de Kemerovo, en Russie, ont établi une étroite corrélation entre le volume de l’excès de graisse accumulée autour du cœur et la dégradation des résultats des interventions de réparation de la valve mitrale.
L’apport novateur de l’étude réside dans la fixation d’un seuil quantitatif précis de 115 centimètres cubes, soit approximativement l’équivalent d’un demi-verre d’eau de taille moyenne. Ce seuil constitue un critère diagnostique clair avant l’intervention et vient combler l’absence d’une norme universelle permettant de distinguer une quantité normale de graisse péri-cardiaque d’une accumulation excessive.
L’importance clinique de cette découverte tient au fait qu’un dépassement de ce seuil double le risque de troubles du rythme cardiaque et augmente de 10% la probabilité d’accident vasculaire cérébral et de maladie coronarienne. Cette accumulation constitue également un obstacle direct au rétablissement du cœur et à son remodelage favorable après l’intervention.
L’étude a également démontré que cette graisse constitue un facteur de risque actif et indépendant, exerçant des effets mécaniques et inflammatoires sur le muscle cardiaque, et non une simple conséquence secondaire d’un excès pondéral généralisé. Ces résultats offrent ainsi aux chirurgiens un outil déterminant pour anticiper l’évolution du rétablissement des patients et adapter leur prise en charge médicale et préventive, avant comme après l’intervention, sur la base de mesures d’imagerie précises.
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