Nations Unies : le Secrétaire général appelle à mettre fin aux combats au Moyen-Orient et à rétablir la liberté de navigation
New York, le 22 septembre /QNA/ Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, António Guterres, a appelé à mettre fin aux combats dans l’ensemble du Moyen-Orient, à garantir l’acheminement de l’aide humanitaire et à rétablir pleinement la liberté de navigation, conformément au droit international.
Dans son discours prononcé aujourd’hui à l’ouverture du débat général de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, il a déclaré que l’avenir commun de l’humanité dépendait de sa capacité à exercer le pouvoir avec sagesse, en faisant prévaloir le droit avant que l’impunité ne devienne la norme, en mettant fin aux guerres avant qu’elles ne consument des générations entières, en s’attaquant aux inégalités avant que les sociétés ne se fracturent, en accélérant l’action climatique avant que ne soient franchis les points de non-retour et en encadrant l’intelligence artificielle avant qu’elle ne nous échappe.
Il a ajouté : « Au milieu des bouleversements qui traversent le Moyen-Orient, nous ne devons pas perdre de vue la situation catastrophique dans le territoire palestinien occupé », soulignant à cet égard la nécessité pour toutes les parties de respecter le droit international ainsi que les ordonnances rendues par la Cour internationale de Justice concernant la bande de Gaza.
Il a poursuivi : « Les prétendus accords de cessez-le-feu n’ont été qu’une réduction des échanges de tirs, tandis que les civils continuent d’en payer le prix. Cela ne peut plus durer. »
Le secrétaire général a également attiré l’attention sur les violences, les déplacements forcés de population et l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée, qui compromettent les perspectives de paix et font planer le spectre du nettoyage ethnique. Il a déclaré : « Nous ne pouvons pas laisser la solution à deux États disparaître sous nos yeux. »
Concernant la situation au Soudan, il a affirmé que la guerre était alimentée par des acteurs extérieurs et qu’elle s’était transformée en une guerre menée contre les civils.
Le Secrétaire général des Nations Unies a également plaidé en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité, déclarant : « Un Conseil de sécurité du XXIᵉ siècle sans représentation africaine permanente est injuste et injustifiable. »
Au sujet de la crise climatique, il a averti qu’elle constituait le plus grave déséquilibre intergénérationnel jamais observé, affirmant qu’« une génération est en train de compromettre l’avenir de la suivante ».
Par ailleurs, António Guterres a indiqué que le monde évoluait vers un système multipolaire, susceptible de prendre différentes formes. Il a évoqué notamment le risque d’« un monde fragmenté et dominé par une logique transactionnelle », tout en insistant sur l’existence d’une autre voie, celle « d’une multipolarité interconnectée ».
En conclusion de son intervention, le Secrétaire général des Nations Unies a affirmé que le monde n’avait pas besoin d’une Organisation des Nations Unies affaiblie, « mais d’une ONU suffisamment forte pour faire face au monde tel qu’il est et suffisamment déterminée pour bâtir le monde tel qu’il devrait être ».
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