Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères : le Qatar a traversé de nombreux défis et en est sorti à chaque fois plus fort
New York, le 20 septembre /QNA/ Son Excellence Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, a affirmé que l’État du Qatar avait traversé de nombreux défis et qu’il en était sorti à chaque fois plus fort.
Lors d’une séance de dialogue dans le cadre du Forum économique du Qatar - Bloomberg, organisée en marge des travaux de l’Assemblée générale des Nations Unies aujourd’hui, Son Excellence le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a déclaré : « Indépendamment de ce à quoi nous avons été confrontés durant cette guerre et de l’incertitude qui l’a accompagnée, notre engagement envers notre peuple est de devenir plus forts et de bâtir une résilience accrue pour l’avenir ».
Il a ajouté que, durant la crise actuelle que traverse la région, qu’il a qualifiée de « séisme », « nos fondations en matière de sécurité et de chaînes d’approvisionnement ont été mises à l’épreuve, et nous avons constaté qu’elles étaient solides et robustes. Ce que nous nous sommes attachés à construire au cours des dernières années s’est révélé extrêmement efficace : cela a permis d’assurer la sécurité de nos citoyens et de continuer à garantir l’approvisionnement de notre peuple. Ainsi, la réponse institutionnelle s’est révélée extrêmement efficace, nos aides financières ont continué, notre secteur bancaire est resté opérationnel et les flux de trésorerie ont également continué à circuler ».
Son Excellence a poursuivi : « Le Qatar Investment Authority a continué et continuera d’investir activement sur le marché mondial. La mission du fonds consiste à diversifier la base de revenus de l’État et à préserver davantage de richesses pour les générations futures. Nous voulions nous assurer que, lorsque nous laisserons un héritage derrière nous, la prochaine génération puisse vivre au même niveau et selon le même mode de vie que nous avons connus ».
Répondant à une question sur l’impact économique de la baisse des recettes pétrolières et gazières sur les dépenses publiques, Son Excellence le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a déclaré : « Lorsque nous examinons la situation et ce que nous avons traversé au Qatar, nous constatons que nous avons fait preuve d’une totale transparence dès le début, et c’est exactement ce que nous attendons également de nos partenaires commerciaux. Il ne fait aucun doute que la situation a affecté le Qatar et la région environnante ; elle a provoqué d’importantes perturbations économiques, mais lorsqu’on examine la question de près, on constate que ces perturbations sont conjoncturelles et non structurelles ».
Il a ajouté : « Nous avons bâti des fondations solides qui ont passé les épreuves avec succès, et ce qui compte réellement, ce sont les priorités qui ont été réalisées et concrétisées au profit du peuple. Prenons l’expérience du Qatar elle-même : si nous examinons notre histoire, nous constatons qu’avant que nous mettions l’accent sur le gaz naturel, tout le monde nous qualifiait de fous et disait que nous ne tirerions aucun bénéfice de cet investissement. Pourtant, nous sommes devenus le premier fournisseur mondial de gaz naturel liquéfié. Lorsque nous avons présenté notre candidature pour accueillir la Coupe du monde, tout le monde disait que nous n’obtiendrions pas le droit de l’organiser, et lorsque nous l’avons remporté, tout le monde s’attendait à notre échec. Mais nous avons organisé une édition exceptionnelle de la compétition, dont le monde parle encore aujourd’hui ».
Il a poursuivi : « L’histoire du Qatar tourne autour de cela : transformer l’impossible en réalité tangible. C’est également notre approche face au défi et aux perturbations que nous vivons aujourd’hui. Nous sommes convaincus que l’avenir sera bien meilleur pour notre peuple. Le Qatar est sorti plus fort de chaque crise à laquelle il a été confronté, et nous l’avons prouvé à notre peuple comme au monde entier. Nous sommes convaincus que nous surmonterons ces perturbations et que nous en sortirons plus forts, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour l’État du Qatar. Nous en sommes fermement convaincus et nous concentrons nos efforts sur la construction de fondations solides pour la prochaine étape du parcours du Qatar ».
Concernant les informations faisant état d’une réduction des dépenses publiques d’environ 30 %, Son Excellence Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani a déclaré : « En réalité, certaines informations sont trompeuses à ce sujet, mais il convient de préciser que la réduction des dépenses, qui était nécessaire, s’est limitée aux dépenses de fonctionnement et n’a pas touché les projets d’investissement. À titre d’exemple, tous les projets d’investissement inscrits au “chapitre quatre” sont restés inchangés, de même que le “chapitre un”, relatif aux ressources humaines, aux salaires et aux moyens de subsistance des citoyens, qui n’a absolument pas été touché. Notre attention porte donc sur la manière de gérer nos budgets avec une grande efficacité dans ces circonstances. Bien entendu, toute crise comporte également une opportunité à terme. Lorsque nous examinons les gouvernements, nous constatons toujours l’existence d’un certain “gonflement” ou de dépenses excessives qui peuvent être réduites. Nous devons tirer parti de telles crises pour éliminer ce gonflement et orienter nos investissements vers les domaines qui revêtent de l’importance pour le pays et les citoyens ».
Répondant à une question sur les investissements du Qatar dans le domaine de l’intelligence artificielle, Son Excellence a déclaré : « L’intelligence artificielle représente l’avenir. Au Qatar, nous estimons que si nous voulons faire partie de cet avenir, nous devons être présents dès les premières étapes. Nous travaillons donc avec les entreprises et nos partenaires afin de garantir des investissements responsables et avec des entreprises qui adoptent des pratiques responsables. Du point de vue gouvernemental, nous considérons cela comme une nouvelle évolution autour de laquelle les gouvernements ont des points de vue divergents : tandis que certains pays parlent de réglementer ce domaine de pointe, d’autres appellent à le libérer totalement de toute restriction ».
Il a ajouté : « L’intelligence artificielle est un nouvel outil qui peut être utilisé pour faire le bien des populations et de l’humanité tout entière, mais qui peut également être utilisé de manière nuisible ou destructrice. Je pense que nous vivons actuellement une phase au cours de laquelle tout le monde commence à réfléchir à ce que sera l’avenir avec l’intelligence artificielle, et c’est le moment approprié pour réfléchir de manière responsable. Dans ce contexte, nous avons lancé au Qatar une entité nationale pionnière dans le domaine de l’intelligence artificielle, qui se concentrera principalement sur la conduite de ce domaine et sur la mise en place des mécanismes et cadres appropriés pour garantir la sûreté et la sécurité et préserver l’identité culturelle de notre peuple ».
Concernant les efforts de médiation du Qatar pour parvenir à un cessez-le-feu et mettre fin aux souffrances des Palestiniens dans la bande de Gaza, Son Excellence a déclaré : « Ce que fait le Qatar et ce qu’il cherche à réaliser consiste à faciliter les pourparlers de paix et à jouer le rôle de médiateur entre les parties en conflit, tout en veillant constamment à maintenir ouvertes les voies de communication et à les utiliser lorsque cela est nécessaire. Cette approche s’est révélée extrêmement efficace. Ce type de relations peut ne pas plaire à certains dans différentes régions du monde, et nous ne leur demandons pas de l’accepter ou de l’apprécier, mais de le comprendre et de prendre conscience des avantages qui peuvent en découler lorsqu’il est activé et utilisé ».
Son Excellence le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères a souligné qu’il y avait beaucoup à dire sur le processus de paix et la médiation, affirmant que la paix ne se limitait pas à la médiation ou à réunir les deux parties pour célébrer la signature d’un accord qui pourrait ne pas être mis en œuvre par la suite. Il a déclaré : « Nous en voyons actuellement des exemples à Gaza. Nous sommes malheureusement confrontés à une situation dans laquelle l’une des parties agit de manière imprudente et se soustrait à ses engagements, continuant de tuer et d’empêcher l’entrée de l’aide humanitaire, tandis que le monde ne prend pas de mesures suffisantes à cet égard. Il est tout à fait clair que les engagements énoncés dans l’accord n’ont pas encore été respectés, et nous appelons le gouvernement israélien à honorer ses engagements ».
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