Le chef du Bureau du Programme des Nations Unies pour le développement : Le Qatar est un partenaire stratégique de l’action humanitaire
Doha, le 00 septembre /QNA/ Le représentant technique et chef du bureau du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à Doha, M. Biplove Choudhary, a affirmé que le partenariat avec l’État du Qatar s’était considérablement développé depuis la signature, en mars 2021, de l’accord portant création d’un bureau du Programme au Qatar.
Dans une déclaration exclusive à QNA, il a indiqué que ce partenariat était passé d’un cadre de coopération et de financement à une collaboration multidimensionnelle couvrant les politiques publiques, le développement durable, l’innovation et le renforcement des capacités, contribuant ainsi aux efforts visant à atteindre les Objectifs de développement durable aux niveaux régional et mondial. Il a souligné que cette relation permet aux institutions qataries de tirer parti du réseau mondial du PNUD et de son expertise internationale, tout en offrant au Qatar l’occasion de partager ses expériences et les solutions qu’il a développées.
Le responsable onusien a précisé que le rôle du bureau ne se limite pas à la coordination, mais vise à renforcer les partenariats stratégiques et à développer des solutions innovantes, organiser des dialogues sur les politiques et promouvoir la coopération aux niveaux national, régional et international.
Il a ajouté que le Qatar s’imposait comme l’un des acteurs les plus engagés en faveur du développement, fort de son attachement aux principes du multilatéralisme et à la crédibilité du système multilatéral.
Il a mis en avant les spécificités de ce partenariat, qui repose sur un soutien souple et à long terme, un investissement dans l’innovation et un engagement commun à agir dans les environnements les plus difficiles.
Le Qatar participe ainsi à la mise en œuvre du nouveau plan stratégique du PNUD pour la période 2026-2029. Par l’intermédiaire du Fonds du Qatar pour le développement et aux côtés de l’Allemagne, il a en outre compté parmi les partenaires fondateurs des laboratoires d’accélération du PNUD, aujourd’hui présents dans 115 pays.
M. Choudhary a rappelé que le Qatar avait participé à plusieurs initiatives, notamment en Syrie, pour garantir la continuité des services publics essentiels et préserver les emplois publics dans une période particulièrement critique. Au Soudan, le Fonds du Qatar pour le développement et la Fondation « Education Above All » œuvrent à créer des possibilités d’emploi pour les jeunes et à renforcer les moyens de subsistance, la production agricole et la sécurité alimentaire des communautés touchées par le conflit.
Concernant la bande de Gaza, il a évoqué l’initiative « Rebuilding Hope », menée en partenariat avec la Fondation « Education Above All » et le Fonds du Qatar pour le développement, qui vise à assurer la continuité de l’enseignement secondaire au profit de dizaines de milliers de jeunes. La phase actuelle du projet devrait bénéficier à 90 000 élèves du secondaire.
Il a par ailleurs expliqué que le partenariat entre l’État du Qatar et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) avait récemment pris une dimension stratégique, compte tenu du rôle du Qatar dans les domaines de la médiation et de la diplomatie face aux crises.
Le PNUD voit une complémentarité naturelle entre le rôle du Qatar dans la médiation et l’engagement durable du Programme en faveur du développement : la diplomatie contribue à créer les conditions politiques nécessaires à la paix, tandis que le développement permet d’en consolider les bases économiques, sociales et institutionnelles sur le long terme, en rétablissant les services, en renforçant les institutions et les moyens de subsistance et en créant de nouvelles opportunités économiques.
Dans ce contexte, le responsable onusien a indiqué que plus de la moitié des projets du PNUD étaient mis en œuvre dans des environnements fragiles. Il a précisé qu’en 2025, le Programme avait consacré 2,6 milliards de dollars à la mise en œuvre d’initiatives dans des situations de crise, soit plus de la moitié de l’ensemble de ses activités.
Il a souligné que ce partenariat avec le Qatar intervient à un moment où le financement du développement mondial est soumis à de fortes pressions : l’aide publique au développement a chuté de 23 % en 2025, tandis que les contributions de base au PNUD ont reculé de 24 %, passant de 581 millions de dollars à environ 442 millions. Considérant que ce financement de base constitue un capital essentiel pour stimuler le développement, M. Choudhary a insisté sur l’importance de renforcer la coopération avec le Fonds du Qatar pour le développement, dont l’expérience a démontré la capacité à combiner coopération, investissement et financement innovant.
Il a ajouté que la transformation numérique et l’intelligence artificielle représentent désormais un champ nouveau pour élargir le partenariat. La fracture numérique ne se limite plus à l’accès à Internet, mais englobe l’infrastructure, les compétences, les institutions et les capacités réglementaires permettant aux États de tirer parti de l’IA et de participer à l’élaboration de ses règles d’usage. Dans ce cadre, le PNUD, en partenariat avec le ministère des Communications et des Technologies de l’information et le groupe Ooredoo, a lancé le « Cadre des politiques numériques pour les pays arabes », couvrant la connectivité, les données, les infrastructures numériques publiques et les systèmes intelligents.
À cet égard, le Forum des décideurs du numérique et de l’intelligence artificielle, tenu à Doha les 1er et 2 septembre, a offert une plateforme visant à traduire les ambitions régionales en actions concrètes au niveau national, avec la participation de responsables, de régulateurs, de dirigeants du secteur privé, d’universitaires et de partenaires du développement.
Par ailleurs, le chef du Bureau du Programme des Nations Unies pour le développement a estimé que Doha occupait une place influente dans les débats internationaux sur le développement, grâce à son engagement en faveur du multilatéralisme, à son expérience en matière de médiation, à son rôle dans la coopération et l’action humanitaire, ainsi qu’à l’ampleur de ses investissements. Il a exprimé l’espoir que, d’ici à 2030, le partenariat avec le Qatar gagne encore en intégration et en ampleur, en s’étendant à davantage de pays et de secteurs. Il a enfin souligné que sa réussite devrait se mesurer à sa capacité à maintenir les services essentiels dans les zones de crise, à restaurer les moyens de subsistance, à renforcer la résilience institutionnelle, à créer des opportunités pour les jeunes et à permettre aux communautés de participer à la construction de leur avenir.
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