Le Qatar et les Nations Unies... Une longue histoire de coopération en faveur de la paix et du développement dans le monde
Doha, le 19 septembre /QNA/ Depuis 1971, année de l’adhésion du Qatar à l’Organisation des Nations Unies, l’État du Qatar et l’ONU sont liés par un partenariat étroit et croissant, fondé sur la coopération multilatérale, la diplomatie humanitaire et le règlement des conflits.
Au cours des cinquante-cinq dernières années, la coopération et la coordination conjointes au service de l’humanité sont demeurées au cœur des relations entre les deux parties. Le Qatar est ainsi devenu fortement présent dans la plupart des activités des Nations Unies, ainsi qu’au sein des groupes régionaux et internationaux, afin de parvenir à des solutions aux crises régionales et internationales, de prévenir les conflits et de consolider la paix
Les Nations Unies considèrent l’État du Qatar comme un partenaire actif et fiable, non seulement en tant que pays donateur, mais également comme un acteur diplomatique efficace qui construit des ponts, renforce les relations et la communication entre les États et les peuples, fait naître l’espoir et transforme la paix et la prospérité en réalité concrète sur les différents continents et dans toutes les régions.
La relation entre le Qatar et l’Organisation internationale constitue un modèle de partenariat stratégique associant diplomatie discrète et engagement concret en faveur de la consolidation de la paix et de la prospérité des peuples. Ce partenariat ne s’est pas limité à des déclarations communes ou à des accords protocolaires, mais s’est étendu à des rôles de premier plan dans la médiation, le soutien aux opérations humanitaires et l’autonomisation des communautés à travers des programmes d’éducation, de santé et de développement durable. Il a ainsi constitué un réseau interconnecté d’initiatives ayant contribué à apaiser les foyers de tension et à soutenir et secourir des millions de personnes touchées par les crises, les guerres et les catastrophes à travers le monde.
Dans la poursuite de ses objectifs humanitaires, l’État du Qatar a tissé, au cours des deux dernières décennies, un réseau de relations avec les différents organes des Nations Unies et leurs agences spécialisées.
Le partenariat entre le Qatar et les Nations Unies revêt une importance accrue dans le contexte international actuel. Le système multilatéral fait face à l’une de ses épreuves les plus difficiles depuis la création de l’Organisation internationale, en raison de la complexité des situations et des circonstances internationales actuelles. Les Objectifs de développement durable sont également soumis à d’énormes pressions, auxquelles s’ajoutent les changements climatiques, la sécurité alimentaire, l’extrémisme, les déplacements, la pauvreté, ainsi que l’élargissement des écarts en matière d’accès à l’éducation et au développement et la révolution numérique.
Dans cet environnement complexe, l’approche qatarienne, telle qu’elle se reflète dans le réseau de partenariats avec les Nations Unies, part concrètement du constat que les crises modernes sont interdépendantes. La guerre engendre la pauvreté et les déplacements, tandis que la pauvreté et la privation peuvent alimenter l’instabilité. Les changements climatiques aggravent la pénurie de ressources et les migrations, tandis que la faiblesse de l’éducation réduit les perspectives d’avenir. Le développement, quant à lui, peut renforcer la capacité des communautés à résister aux crises. Il est ainsi impossible de construire une paix durable dans une société dépourvue d’éducation, de perspectives et de sécurité économique, tout comme il est difficile de réaliser le développement dans un environnement épuisé par les conflits et l’instabilité.
La stratégie du Qatar en matière de coopération internationale soutient la réalisation de l’objectif consistant à promouvoir davantage le développement économique et social dans les pays à faible revenu. Elle s’inscrit dans le cadre des objectifs mondiaux de l’Agenda 2030 pour le développement durable et soutient le partenariat mondial en faveur du développement afin d’éliminer la pauvreté, de réduire les inégalités et de promouvoir le développement économique et la durabilité environnementale. Les aides qatariennes sont, pour la plupart, destinées aux pays à faible revenu et aux pays les moins avancés, ainsi qu’aux pays frappés par des catastrophes naturelles et des conflits.
L’État du Qatar accorde une attention particulière aux pays les moins avancés afin de permettre à ces pays d’atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement. Il veille également à acheminer les aides aux sinistrés et aux victimes par l’intermédiaire de canaux bilatéraux et multilatéraux, conformément aux meilleures pratiques et avec un haut degré de compétence et de professionnalisme.
Les aides qatariennes ont couvert plus de 100 pays sur les différents continents du monde et se sont concentrées sur les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement, outre les aides humanitaires d’urgence dans certains pays touchés par des catastrophes naturelles telles que les inondations et les sécheresses.
Parallèlement à ses importantes contributions dans le domaine du développement, le Qatar a accordé une grande importance à l’éducation, considérée comme un outil essentiel pour la consolidation de la paix. Il a apporté d’importantes contributions pour assurer l’accès à l’éducation dans de nombreuses régions du monde, notamment dans les zones de conflit. À cet égard, les efforts de la Fondation Education Above All se distinguent. Celle-ci a réalisé d’importants progrès en assurant une éducation de qualité à des millions d’enfants privés d’école dans plus de 50 pays à travers le monde, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance « UNICEF » et plus de 80 partenaires internationaux.
La Fondation Education Above All a eu un impact concret sur l’éducation et le développement durable dans le monde. Le nombre de bénéficiaires de ses programmes a dépassé 22 millions de personnes à la fin de 2023. Elle a contribué à l’autonomisation économique de plus de 3,3 millions de jeunes grâce à la formation, à l’emploi et au soutien à l’entrepreneuriat, tandis que 2,6 millions d’enseignants, de personnels scolaires et de membres des communautés locales ont bénéficié de ses programmes de développement des compétences éducatives. Dans le cadre du programme Al Fakhoora, 10 687 étudiants ont bénéficié de possibilités d’accès à l’enseignement supérieur, tandis que plus d’un million de personnes ont bénéficié de programmes de développement communautaire et d’autonomisation des jeunes visant à renforcer leur participation à la construction de leurs communautés.
La Fondation « Silatech » a également été créée avec un capital de 100 millions de dollars afin de lutter contre le chômage des jeunes dans le monde, en leur offrant des possibilités d’emploi, notamment aux femmes et aux personnes défavorisées.
La Fondation a mis en œuvre de nombreuses initiatives et projets dans plusieurs pays arabes, notamment au Yémen, au Maroc et en Syrie, afin de remédier au problème du chômage qui sévit parmi les jeunes Arabes.
Le programme « Silatech » a réussi à atteindre son objectif, lancé en 2019, qui consistait à offrir des possibilités d’emploi à cinq millions de bénéficiaires.
L’Assemblée générale des Nations Unies a également adopté la résolution 74/275, présentée par l’État du Qatar, proclamant le 9 septembre Journée internationale de la protection de l’éducation contre les attaques. Cette initiative avait été lancée par Son Altesse la Cheikha Moza bint Nasser, présidente du Conseil d’administration de la Fondation du Qatar pour l’éducation, les sciences et le développement communautaire et membre du Groupe international de haut niveau pour la promotion des Objectifs de développement durable. Cette initiative vient s’ajouter aux nombreuses initiatives humanitaires et de développement menées par Son Altesse dans différentes régions du monde.
Son Excellence Dr Ahmed bin Mohammed Al Muraikhi, ancien conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies chargé des partenariats public-privé et du financement social islamique, a expliqué que les relations établies par l’État du Qatar avec les Nations Unies avaient, depuis plusieurs années, dépassé le cadre traditionnel des relations entre un État membre et une organisation internationale pour devenir un partenariat stratégique multidimensionnel, associant soutien politique et diplomatique, action humanitaire et développement, financement institutionnel, ainsi qu’accueil d’institutions et de programmes des Nations Unies. Il a indiqué que le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, avait lui-même décrit cette évolution comme un changement qualitatif dans la nature du partenariat, notamment avec le passage à un financement pluriannuel et le soutien aux ressources de base des agences des Nations Unies, ce qui confère au partenariat davantage de durabilité et de capacité à produire un impact à long terme.
Son Excellence a ajouté que l’influence diplomatique ne se mesure pas tant à la taille de l’État qu’à sa crédibilité, à sa capacité à instaurer la confiance, à sa continuité et à sa volonté d’assumer ses responsabilités. Le Qatar a réussi à se créer un espace influent sur la scène internationale grâce à la médiation, au dialogue et à l’action multilatérale, parallèlement à une présence humanitaire et de développement continue. La particularité réside ici dans le fait que la médiation qatarienne n’est pas une activité ponctuelle, mais qu’elle est devenue une composante bien établie de sa politique étrangère.
Le Dr Al Muraikhi a affirmé que l’approche qatarienne représentait effectivement une vision considérant le développement comme faisant partie intégrante de la consolidation de la paix. Il a déclaré que, fort de son expérience dans le développement et l’action humanitaire, il estimait que la paix durable ne pouvait être réalisée par les seuls accords politiques. L’éducation, les moyens de subsistance, la santé, l’autonomisation des communautés et le traitement des causes de la vulnérabilité et de l’extrémisme constituent tous des éléments d’un même système destiné à consolider la paix. Il a souligné que la combinaison de la médiation, de la réponse humanitaire, du développement, de l’éducation et de la prévention de l’extrémisme constituait une approche intégrée, permettant de passer du traitement des conséquences des crises à celui de leurs causes et à la consolidation de la résilience.
S’agissant de l’apport des canaux entretenus par le Qatar avec les différentes parties à la capacité des Nations Unies en matière de médiation, Son Excellence Dr Ahmed bin Mohammed Al Muraikhi, ancien conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies chargé des partenariats public-privé et du financement social islamique, a expliqué que la valeur de la médiation qatarienne résidait dans sa capacité à maintenir ouvertes les voies du dialogue avec des parties qu’il peut être difficile de réunir directement. En parallèle, les Nations Unies disposent de la légitimité internationale, des outils institutionnels et de l’expertise technique. De cette complémentarité peut ainsi naître une synergie importante : le Qatar contribue à ouvrir les espaces politiques, à instaurer la confiance et à rapprocher les positions, tandis que les Nations Unies fournissent le cadre international permettant de transformer les ententes en processus plus durables.
Concernant l’accueil par Doha des bureaux, centres et programmes des Nations Unies, Son Excellence l’ancien conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies a déclaré qu’il s’agissait de bien plus qu’un accueil administratif. Il s’agit, selon lui, de construire une infrastructure dédiée à l’action multilatérale. L’ouverture de la « Maison des Nations Unies » à Doha, que le Secrétaire général a décrite comme réunissant sous un même toit l’action en faveur du développement, l’action humanitaire et l’action diplomatique, reflète cette orientation. Son Excellence a exprimé sa conviction que Doha dispose des atouts nécessaires pour se développer davantage en tant que centre régional de médiation, de consolidation de la paix et de dialogue humanitaire et de développement.
Son Excellence a affirmé que le financement flexible et pluriannuel constituait effectivement une évolution dans la conception de l’aide et représentait l’un des signes les plus importants de la maturité du partenariat. Le financement flexible et pluriannuel donne aux institutions des Nations Unies la capacité de planifier, de réagir rapidement et d’orienter les ressources là où les besoins sont les plus importants, au lieu de limiter la relation au financement d’un projet isolé. Le Qatar a poursuivi cette approche avec l’OCHA, le PNUD, le HCR et d’autres organismes, passant ainsi d’une conception fondée sur la relation « donateur-bénéficiaire » à celle d’un partenaire stratégique assumant une responsabilité commune quant aux résultats
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو