L’UNICEF : Le changement climatique affecte davantage l’éducation des filles que celle des garçons
New York, le 10 septembre /QNA/ Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué aujourd’hui que les filles sont davantage exposées au risque d’abandon scolaire lorsque leurs établissements sont touchés par des vagues de chaleur, des tempêtes ou des incendies de forêt liés au changement climatique.
Une analyse réalisée par l’organisation révèle que les phénomènes météorologiques extrêmes ont perturbé, l’an dernier, la scolarité de plus de 171 millions d’élèves, soit près d’un enfant sur dix, dans 106 pays et territoires.
L’étude indique que les filles sont les plus affectées lorsque les écoles subissent des dommages, lorsque les cours sont annulés ou encore lorsqu’un enseignement à distance est mis en place. Elles sont également davantage susceptibles d’abandonner leurs études lorsque les événements climatiques entraînent des interruptions prolongées de l’apprentissage ou la fermeture des établissements scolaires.
Selon l’UNICEF, les dégâts causés aux écoles, aux installations sanitaires, les déplacements de population ainsi que la perte de revenus des ménages se traduisent souvent par un alourdissement des responsabilités assumées par les filles, notamment en matière de soins aux proches et de collecte d’eau.
L’organisation a également averti que ces pressions accrues peuvent favoriser le mariage précoce, rendant plus difficile le retour des filles sur les bancs de l’école après la réouverture des établissements.
D’après l’analyse, les tempêtes ont constitué la principale cause de perturbation de l’enseignement en 2025, affectant 109 millions d’élèves à travers le monde. Les inondations ont touché au moins 70 millions de personnes, tandis que les vagues de chaleur ont perturbé la scolarité d’environ 50 millions d’enfants et de jeunes.
L’UNICEF a précisé avoir modifié sa méthodologie en s’appuyant sur des informations provenant d’agences humanitaires et de médias locaux plutôt que sur les seules données gouvernementales. L’organisation estime qu’environ un milliard d’enfants, soit près de la moitié des enfants dans le monde, vivent dans des pays exposés à des risques climatiques et environnementaux extrêmement élevés.
Elle évalue par ailleurs que les pertes d’apprentissage et leurs conséquences sur les compétences en lecture, en écriture et en calcul pourraient engendrer des pertes de revenus à vie d’au moins 200 milliards de dollars tout en aggravant les inégalités à l’échelle mondiale.
L’analyse relève que la majorité des enfants concernés vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire inférieur, où les systèmes éducatifs ne disposent souvent pas des ressources nécessaires pour assurer la continuité de l’enseignement en période d’urgence climatique.
L’UNICEF a enfin appelé les gouvernements et leurs partenaires à accroître les investissements dans la construction d’infrastructures éducatives résilientes, capables de faire face aux risques climatiques et environnementaux.
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