Déclaration finale de la séance ministérielle à Amman sur la lutte contre les politiques et mesures israéliennes illégales à Jérusalem occupée
Amman, le 5 août /QNA/ La Jordanie a accueilli aujourd’hui la réunion des ministres des Affaires étrangères des États arabes membres du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale contre les politiques et mesures israéliennes illégales dans la ville de Jérusalem occupée, en présence du secrétaire général de la Ligue des États arabes, ainsi que des ministres des Affaires étrangères de la République d’Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de la République de Turquie et de la Malaisie.
À l’issue de la réunion, la déclaration suivante a été publiée :
À l’invitation du Royaume hachémite de Jordanie, les ministres des Affaires étrangères des États arabes membres du Comité ministériel arabe chargé de l’action internationale contre les politiques et mesures israéliennes illégales dans la ville de Jérusalem occupée (l’État du Qatar, le Royaume hachémite de Jordanie, la République tunisienne, la République algérienne démocratique et populaire, République d’Irak, le Royaume d’Arabie Saoudite, la République fédérale de Somalie, l’État de Palestine, la République arabe d’Égypte, le Royaume du Maroc, ainsi que le secrétaire général de la Ligue des États arabes), rejoints par les ministres et représentants de la République d’Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de la République de Turquie et de la Malaisie, se sont réunis à Amman le mercredi 5 août 2026 pour examiner l’escalade israélienne grave et sans précédent dans la ville de Jérusalem occupée et ses lieux saints musulmans et chrétiens, et pour lancer une action commune visant à contrer toutes les mesures israéliennes illégales qui poussent la région vers davantage de conflits.
Les participants ont convenu de :
1-Condamner les politiques et mesures israéliennes visant à modifier l’identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem occupée, ainsi que son statut juridique et démographique, et les rejeter comme nulles et non avenues, constituant une violation flagrante du droit international et des obligations d’Israël en tant que puissance occupante.
2-Réaffirmer que Jérusalem‑Est fait partie intégrante du territoire palestinien occupé, sur lequel Israël n’a aucune souveraineté, et qu’elle est la capitale de l’État palestinien qui doit se concrétiser libre, indépendant et souverain selon les lignes du 4 juin 1967, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël, sur la base de la solution à deux États et conformément aux résolutions de la légitimité internationale et à l’Initiative de paix arabe.
3-Condamner toutes les violations israéliennes dans la mosquée Al Aqsa / Haram Al Charif, y compris les tentatives de modifier son statut historique et juridique, d’imposer une division temporelle et spatiale, les incursions croissantes de colons et de responsables israéliens extrémistes, facilitées et protégées par les autorités d’occupation, ainsi que les restrictions imposées aux fidèles et les atteintes à l’administration des Waqfs de Jérusalem.
4-Réaffirmer que la mosquée Al Aqsa / Haram Al Charif, dans toute sa superficie de 144 dunums, est un lieu de culte exclusivement musulman, et que l’administration des Waqfs de Jérusalem relevant du ministère jordanien des Awqaf et des affaires islamiques est l’autorité légale exclusive compétente pour gérer ses affaires et organiser l’accès.
5-Condamner les violations israéliennes visant les lieux saints chrétiens, menaçant la présence historique chrétienne à Jérusalem, notamment les restrictions d’accès à l’église du Saint‑Sépulcre, les ingérences dans les affaires des églises, les pressions sur leurs institutions et propriétés, ainsi que les agressions contre les religieux et fidèles.
6-Soutenir la tutelle hachémite historique sur les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem et son rôle dans la protection de ces sanctuaires, la préservation de leur identité arabe, islamique et chrétienne, et le maintien de leur statut historique et juridique.
7- Soutenir la résilience des habitants de Jérusalem et renforcer leur présence dans leur ville par tous les moyens de soutien au développement, ainsi que la protection des institutions palestiniennes à Jérusalem.
8- Noter l’importance du rôle du Comité de Jérusalem et de l’Agence Bayt Mal Al Quds, le bras exécutif du comité, et appuyer ses efforts.
9-Avertir que les agressions israéliennes contre les lieux saints islamiques de Jérusalem occupée constituent une provocation flagrante aux sentiments d’environ deux milliards de musulmans dans le monde et risquent de déclencher un conflit religieux aux conséquences dépassant la région, menaçant la paix et la sécurité régionales et internationales.
10-Appeler la communauté internationale et le Conseil de sécurité à agir immédiatement pour mettre fin à toutes les mesures israéliennes illégales à Jérusalem occupée et dans ses lieux saints, qui s’inscrivent dans une politique israélienne systématique visant à consolider l’occupation par l’expansion des colonies, l’annexion des terres, l’asphyxie de l’économie palestinienne, la visée des institutions nationales palestiniennes, l’intensification du terrorisme des colons et l’atteinte à l’UNRWA, alors que les violations israéliennes de l’accord de cessez‑le‑feu à Gaza aggravent la catastrophe humanitaire dans le territoire.
11-Refuser toute décision unilatérale violant le statut juridique de Jérusalem occupée, y compris l’ouverture ou le transfert de missions diplomatiques dans la ville, et demander aux États concernés d’y renoncer.
12-Lancer une action commune pour mobiliser une position internationale efficace afin de mettre fin aux pratiques israéliennes illégales et contraindre Israël, en tant que puissance occupante, à respecter le statut historique et juridique de Jérusalem et de ses lieux saints.
13-Mettre en place un mécanisme institutionnel durable, incluant une plateforme médiatique, pour documenter les violations israéliennes contre les lieux saints et les fidèles, exposer leurs conséquences catastrophiques et les présenter aux organisations internationales et à l’opinion publique mondiale.
14-Appeler à la tenue d’une réunion ministérielle conjointe entre l’Organisation de la Coopération Islamique et la Ligue des États arabes lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre prochain à New York, afin de discuter de l’escalade israélienne à Jérusalem et de ses lieux saints et des moyens d’y faire face.
15-Remercier le Royaume hachémite de Jordanie pour l’organisation de cette séance.
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