Le ministre français de l’Économie souligne l’impact des canicules et de la sécheresse sur la croissance
Paris, le 28 août /QNA/ Le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, a affirmé que la révision à la baisse des prévisions de croissance constituait le « premier impact concret de l’été horrible » qu’a connu le pays, en référence aux vagues de chaleur répétées et à la sécheresse qui ont fortement affecté la production agricole et l’économie nationale.
Il a expliqué que la dégradation du secteur agricole et les difficultés rencontrées lors des récoltes s’étaient traduites par un recul des indicateurs de croissance au cours des deux premiers trimestres, ces effets étant susceptibles de se prolonger au troisième trimestre. Il a qualifié les conséquences économiques de cette situation d’« absolument terrifiantes » et d’« énormes ».
Le ministre a assuré que son département tiendrait compte de l’impact global du changement climatique dans l’élaboration du prochain budget, estimant que ces évolutions constituent un signal d’alerte sérieux qui impose d’accélérer les efforts en matière de lutte contre le changement climatique et d’adaptation à ses effets.
Roland Lescure a par ailleurs estimé que la réalisation de l’objectif de ramener le déficit public à 5 % s’annonçait difficile, sur fond de recettes inférieures aux prévisions.
Ces déclarations font suite à une révision à la baisse des chiffres de la croissance publiée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE). La contraction du PIB au premier trimestre s’établit désormais à 0,2 %, contre 0,1 % auparavant, tandis que la croissance du deuxième trimestre est révisée à 0 %, contre 0,2 % dans la première estimation. L’INSEE a principalement imputé ces révisions à la dégradation de la production agricole, ainsi qu’à une hausse des prix des services commerciaux plus importante que prévu, notamment dans le secteur des transports.
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