Sanctions américaines : la Présidente de la CPI met en garde contre une remise en cause de la primauté du droit international
La Haye, le 21 août /QNA/ La Présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a averti que les sanctions imposées par les États-Unis à son encontre ainsi qu’à Abdoulaye Seye, avocat principal du parquet de la Cour, pourraient entraîner un effondrement de la primauté du droit international. Elle a souligné qu’il était essentiel de veiller à ce que ces sanctions ne constituent pas le point de départ d’un tel processus.
Dans un communiqué publié sur la plateforme X, Mme Akane a déclaré : « Je m’attendais, dans une certaine mesure, à la sanction qui m’a été infligée cette fois, donc je n’ai pas été surprise. L’essentiel est de veiller à ce que cela ne devienne pas le point de départ de l’érosion du droit international. »
Le département d’État américain avait annoncé mardi dernier l’imposition de sanctions à l’encontre de la Présidente de la Cour et de son avocat principal, accusant la CPI d’outrepasser ses compétences en cherchant à enquêter sur des soldats, des commandants militaires et des responsables politiques des États-Unis et d’autres pays qui n’ont pas reconnu sa compétence ni adhéré au Statut de Rome.
Ces sanctions interdisent aux personnes visées d’entrer sur le territoire américain et prévoient le gel de tous les avoirs qu’elles détiennent aux États-Unis ou qui sont liés au système financier américain.
Par ailleurs, la Cour pénale internationale a vivement dénoncé la décision américaine mercredi dernier, qualifiant ces mesures d’attaque flagrante contre l’indépendance d’une institution judiciaire impartiale, qui exerce son mandat conformément aux prérogatives qui lui sont confiées par les États parties de différentes régions du monde.
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