La NASA : Certains microbes associés aux êtres humains pourraient survivre sur la Lune
Washington, le 20 août /QNA/ Une étude menée par l’agence spatiale américaine (NASA) a révélé que certains microbes associés aux êtres humains pourraient rester vivants dans des zones ombragées situées près du pôle Sud de la Lune, ce qui démontre les défis liés à la contamination biologique auxquels pourraient être confrontées les futures missions habitées.
L’étude a montré que certaines espèces de bactéries et de champignons, habituellement présentes dans des environnements liés à l’activité humaine ou aux missions spatiales, sont capables de résister aux conditions extrêmes régnant dans des régions simulant l’environnement du pôle Sud lunaire.
Les chercheurs ont testé la capacité de 5 espèces de bactéries et de champignons à supporter les conditions environnementales de 3 sites lunaires potentiels, en s’appuyant sur des données d’altitude, de température et de rayonnement recueillies par la sonde de reconnaissance lunaire LRO (Lunar Reconnaissance Orbiter) de la NASA.
Les modèles ont mis en évidence l’existence de zones susceptibles de permettre la survie de certains micro-organismes, allant du fond de vastes cratères à de petites surfaces localisées. L’étude indique notamment que le champignon Aspergillus niger s’est révélé le plus résistant aux rayonnements ultraviolets, survivant même dans des régions recevant une faible exposition à la lumière solaire.
Les chercheurs précisent que le terme "survie" désigne la capacité d’un micro-organisme à rester vivant pendant au moins une journée terrestre, et non à croître ou à se reproduire. Ils affirment qu’aucune preuve ne permet actuellement d’affirmer que les conditions et les éléments nécessaires à la croissance et à la multiplication des microbes existent sur la Lune.
Ces résultats revêtent une importance particulière dans le cadre des projets de retour de l’être humain sur la Lune. En effet, les micro-organismes transportés par les missions habitées pourraient, à l’avenir, compliquer la distinction entre les caractéristiques chimiques naturelles de la Lune et une éventuelle contamination d’origine terrestre.
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