Une étude révèle un nouveau rôle de l’inflammation dans l’hypertension artérielle
Londres, 18 août /QNA/ Une nouvelle étude scientifique a révélé le rôle potentiel de l’inflammation chronique dans le développement de l’hypertension artérielle, des résultats qui peuvent aboutir à de nouveaux traitements visant l’un des facteurs associés à cette maladie, en complément des thérapies visant à réduire la pression artérielle.
L’étude, publiée dans la revue Communications Biology, indique que la persistance de l’inflammation dans l’organisme peut contribuer à l’élévation de la pression artérielle. Les chercheurs ont constaté que les mécanismes naturels chargés de mettre fin au processus inflammatoire peuvent ne pas fonctionner efficacement chez les personnes souffrant d’hypertension.
Des chercheurs de plusieurs institutions en Australie et à Singapour ont mené des expériences en laboratoire afin d’évaluer un composé expérimental appelé B17, qui agit en activant des récepteurs impliqués dans la régulation de la réponse inflammatoire de l’organisme. Les résultats ont montré que ce composé contribue à réduire la pression artérielle chez les sujets testés, tout en diminuant le durcissement de l’aorte et la fibrose du cœur et des reins, des atteintes pouvant être liées à une hypertension prolongée et à une inflammation persistante.
L’étude indique que l’hypertension artérielle ne résulte pas d’un mécanisme unique, mais d’une interaction complexe entre plusieurs facteurs, notamment une altération des mécanismes de régulation de la pression artérielle, une hyperactivité du système nerveux, des dysfonctionnements des reins et des vaisseaux sanguins, ainsi qu’une inflammation chronique susceptible d’aggraver la maladie et d’endommager les organes.
Les chercheurs estiment qu’une meilleure compréhension des différents facteurs à l’origine de l’hypertension peut permettre, à l’avenir, de développer des traitements visant non seulement l’élévation de la pression artérielle, mais également les causes sous-jacentes de la maladie et ses complications. Les résultats obtenus renforcent l’hypothèse d’une relation réciproque entre l’inflammation et l’hypertension, plutôt que de considérer l’inflammation comme une simple conséquence des dommages causés par cette dernière.
Il faut noter que l’hypertension artérielle figure parmi les principaux facteurs de risque des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires cérébraux (AVC). Son apparition est liée à plusieurs mécanismes biologiques, notamment l’augmentation de l’activité du système nerveux sympathique, le dysfonctionnement du système hormonal régulant la pression artérielle et l’équilibre hydrique, ainsi qu’à d’autres facteurs touchant les vaisseaux sanguins et les reins.
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