Une étude révèle un lien entre l’élévation du taux de vitamine B6 dans l’organisme et la diminution des symptômes dépressifs
Washington, le 11 août /QNA/ Une vaste étude américaine a mis en évidence une relation entre l’élévation du taux de vitamine B6 dans l’organisme et la diminution des symptômes dépressifs modérés ou sévères.
L’étude, publiée dans la revue "Journal of Affective Disorders", a été menée par des chercheurs de l’Université de Géorgie du Sud. Elle s’appuie sur l’analyse des données de 26170 adultes ayant participé à l’enquête nationale américaine sur la santé et la nutrition (NHANES) sur une période de 9 ans. Les symptômes dépressifs ont été évalués à l’aide du questionnaire PHQ‑9, parallèlement à l’analyse des apports ou des niveaux de plusieurs vitamines, dont A, C, D, E, B6, B9 et B12.
Les résultats montrent que des symptômes dépressifs ont été observés chez environ 25 % des participants. Plus précisément, 75,35 % ont obtenu un score inférieur à 5,15,54 % présentaient des symptômes légers, 5,60 % des symptômes modérés, 2,48 % des symptômes modérés à sévères et 1,02 % des symptômes sévères.
Les premières analyses ont révélé une corrélation entre certains niveaux vitaminiques et la réduction des symptômes dépressifs, mais la plupart de ces associations se sont atténuées ou ont disparu après ajustement pour divers facteurs démographiques, socio‑économiques, sanitaires et comportementaux. La vitamine B6 a constitué l’exception la plus notable : un taux sanguin élevé est associé à une probabilité réduite de présenter des symptômes dépressifs modérés ou sévères. En revanche, la plupart des autres vitamines n’ont pas montré de liens indépendants significatifs avec la dépression après prise en compte des facteurs influents, et l’indice nutritionnel global n’a pas révélé de corrélation claire avec la gravité de la dépression.
Les chercheurs ont affirmé que ces résultats ne signifient pas que la consommation de vitamine B6 prévient ou traite la dépression. La nature transversale de l’étude, fondée sur des données recueillies à des moments précis, ne permet pas d’établir une relation de cause à effet. Ils insistent sur la nécessité de futures recherches longitudinales pour préciser la nature de ce lien.
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