Rapport de l’ONU : la surpopulation et la pénurie d’eau aggravent la propagation des maladies dans la bande de Gaza
New York, le 20 juin /QNA/ Un rapport des Nations Unies souligne que la bande de Gaza traverse une situation humanitaire extrêmement difficile, marquée par la poursuite des déplacements et l’aggravation de la surpopulation dans des espaces restreints dépourvus de conditions de vie essentielles, entraînant une propagation accrue des maladies.
L’organisation internationale indique que des milliers de familles vivent dans des environnements dangereux, à proximité de décharges d’eaux usées et de zones polluées, en raison de l’absence d’alternatives de logement adéquates, ce qui accroît les risques sanitaires et environnementaux dans un contexte de dégradation des services de base.
Le rapport précise que la pénurie d’eau, le manque de services d’assainissement et l’accumulation des déchets contribuent à la prolifération d’insectes, de rongeurs et de maladies, alors que les déplacements des populations vers des zones moins exposées restent difficiles.
La population souffre également d’un accès limité aux soins de santé, en raison de la surpopulation et des longs temps d’attente, ainsi que de la propagation de maladies liées aux parasites et aux insectes, d’infections respiratoires, de diarrhées aqueuses et de maladies cutanées, avec une aggravation des cas chroniques dans un contexte de soins insuffisants et de malnutrition.
Le rapport cite le Dr Raed Abou Seria, dermatologue à Gaza, qui indique que les maladies observées ne sont pas nouvelles dans leur nature, mais qu’elles sont désormais plus sévères et présentent davantage de complications qu’auparavant, en raison de la faiblesse du système immunitaire et de la malnutrition liée aux conditions de vie difficiles.
Les Nations Unies estiment que la majorité des habitants de Gaza restent déplacés dans des zones de plus en plus restreintes et surpeuplées, tandis que les services essentiels subissent une pression dépassant leurs capacités. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU a indiqué que plus de 70 % de la population dépend de l’eau acheminée par camions-citernes, avertissant que le manque de financement menace la continuité de ces approvisionnements à l’approche du pic estival.
Selon des données onusiennes, les campagnes de lutte contre les nuisibles ont permis de traiter plus de 2 000 sites depuis la mi-mai, mais les maladies cutanées et les infections parasitaires continuent d’augmenter, dans un contexte d’accès limité à l’eau potable, aux services d’assainissement et de persistance de l’accumulation des déchets dans les zones habitées.
Avec la hausse des températures, les travailleurs humanitaires avertissent que la poursuite de la surpopulation et l’absence d’alternatives risquent d’aggraver les risques sanitaires dans les zones de regroupement, en raison de la prolifération des insectes et des rongeurs et de la détérioration des conditions de vie.
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