La présidente du Comité national des droits de l'homme : la Convention relative aux droits des personnes handicapées, un tournant mondial décisif
New York, le 13 juin /QNA/ La présidente du Comité national des droits de l'homme, Son Excellence Mme Maryam bint Abdullah Al Attiyah, a affirmé que la Convention relative aux droits des personnes handicapées a constitué un tournant décisif à l'échelle planétaire, opérant la transition d'une logique d'assistance à une approche fondée sur les droits. Elle a souligné le rôle central des institutions nationales des droits de l'homme dans la promotion de la mise en œuvre effective de la Convention et dans le renforcement de la pleine jouissance des droits des personnes handicapées, dans des conditions d'égalité.
Elle s'exprimait lors de la dix-neuvième session de la Conférence des États parties à la Convention relative aux droits des personnes handicapées (COSP19), au siège des Nations Unies à New York.
Mme Al Attiyah a indiqué que les institutions nationales des droits de l'homme contribuent à l'harmonisation des législations nationales avec les dispositions de la Convention, à l'élaboration des politiques et des plans nationaux, au suivi de la mise en œuvre, à l'identification des obstacles, ainsi qu'à la promotion d'une culture des droits et de l'autonomisation. Elle a précisé que le Comité national des droits de l'homme avait encouragé l'adoption de la loi relative aux droits des personnes handicapées au Qatar, participé aux discussions sur le projet de loi et formulé des observations et recommandations pour garantir sa pleine conformité avec la Convention, jusqu'à son adoption en 2025.
« Vingt ans après l'adoption de la Convention, le défi majeur n'est plus seulement la reconnaissance des droits, mais la garantie de leur pleine et égale jouissance dans la vie quotidienne des personnes handicapées », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté : « Au cours des dernières années, le monde a connu des avancées significatives : renforcement des cadres juridiques, élargissement des opportunités éducatives et professionnelles, amélioration de l'accessibilité des services et des infrastructures, et sensibilisation accrue de la société aux droits des personnes handicapées. »
Son Excellence a souligné qu'une mise en œuvre effective de la Convention ne saurait se concevoir sans la participation active des personnes handicapées et de leurs organisations représentatives à l'élaboration des politiques, des législations et des programmes qui les concernent, concrétisant ainsi le principe fondamental : « Rien pour nous sans nous ».
La présidente du Comité national des droits de l'homme a précisé que la législation constitue le début du chemin, non sa fin. Elle a rappelé que le Comité a créé une unité spécialisée pour les droits des personnes handicapées et lancé un programme de protection et d'autonomisation visant à renforcer la protection effective des droits et à suivre les obstacles rencontrés, en partenariat avec les autorités compétentes.
Son Excellence a également évoqué les souffrances supplémentaires endurées par les personnes handicapées dans les territoires et les zones touchés par les conflits et les crises humanitaires. « Les difficultés des personnes handicapées en matière d'accès aux services essentiels, aux soins et à la protection s'aggravent au moment même où leur besoin de soutien est le plus grand », a-t-elle souligné.
Elle a appelé à faire du vingtième anniversaire de la Convention une occasion d'évaluer avec sincérité les progrès accomplis, de renouveler la volonté politique nécessaire pour combler les lacunes persistantes et d'accélérer le rythme de la mise en œuvre.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو