Le secrétaire général du CCG : les agressions iraniennes récurrentes violent la souveraineté des États du Golfe et les principes de bon voisinage
Manama, le 10 juin /QNA/ M. Jasem Mohamed Al Budaiwi, secrétaire général du Conseil de coopération des États arabes du Golfe (CCG), a affirmé ce mercredi que les États membres sont la cible d'agressions iraniennes criminelles menées au moyen de missiles balistiques et de drones, visant les infrastructures et les installations civiles stratégiques. « Les dernières attaques en date, perpétrées ce matin contre Bahreïn et le Koweït, constituent une violation flagrante de la souveraineté des États du Conseil et des principes de bon voisinage, ainsi qu'une infraction grave au droit international, au droit international humanitaire et à la Charte des Nations Unies », a-t-il déclaré.
Dans son allocution prononcée lors de la 167e session du Conseil ministériel du CCG à Bahreïn, M. Al Budaiwi a salué l'efficacité et l'état de préparation des forces armées des États membres. Il a souligné que, malgré la gravité de ces agressions, les États du Golfe ont choisi la retenue et la sagesse, soucieux d'éviter toute dérive vers des escalades aux conséquences funestes.
Le secrétaire général du CCG, a rappelé que toute agression contre l'un des États membres équivaut à une agression directe contre l'ensemble des pays du Conseil, conformément à l'accord de défense commune. « Les États du Conseil conservent leur droit légitime de riposte, individuellement ou collectivement, en vertu de l'article 51 de la Charte des Nations Unies, qui garantit le droit à la légitime défense », a-t-il déclaré.
Il a en outre salué le haut niveau de coordination entre les États du Conseil pour faire face aux répercussions des agressions iraniennes, concrétisé par la tenue de plus de cent cinquante réunions extraordinaires à tous les niveaux, ministériels et techniques, illustrant ainsi l'unité de la position golfique.
Le secrétaire général a par ailleurs ajouté que, dans le prolongement de ce comportement déstabilisateur, une dangereuse escalade supplémentaire a été observée : la fermeture du détroit d'Ormuz et l'entrave à la navigation, constituant une atteinte manifeste au droit de passage et de navigation des États, pourtant garanti par le droit international et la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer de 1982. Il a appelé à une réouverture immédiate du détroit et au rétablissement de conditions normales de navigation, soulignant l'urgence d'un retour au dialogue et à la diplomatie pour surmonter la crise actuelle.
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