Le président du Comité national du DIH : la célébration de la Journée du droit international humanitaire consacre des valeurs reconnues par les civilisations et les lois
Doha, le 9 mai /QNA/ Son Excellence M. Saeed bin Abdullah Al Suwaidi, sous-secrétaire du ministère de la Justice et président du Comité national du droit international humanitaire, a affirmé que la célébration, le 9 mai de chaque année, de la Journée du droit international humanitaire reflète une vision à la fois humaine et juridique visant à mettre en lumière les fondements civilisationnels des principes sur lesquels repose ce droit.
Il a souligné que la protection de l’être humain en période de conflit armé constitue une valeur profondément enracinée dans les civilisations et les législations depuis des siècles.
Dans des déclarations à la presse faites à cette occasion, Son Excellence a indiqué que l’idée de célébrer cette journée était née au sein du Comité national du droit international humanitaire du Qatar, à la suite d’une étude historique et juridique comparative consacrée à des modèles humanitaires issus des civilisations anciennes et des religions monothéistes.
Il a expliqué que le Croissant-Rouge du Qatar, en coordination avec le Comité national du droit international humanitaire, avait porté cette initiative lors de la 42e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des États membres de l’Organisation de la coopération islamique, tenue au Koweït en 2015.
« Le 9 mai a ainsi été adopté comme Journée du droit international humanitaire en vertu d’une résolution du Conseil, sur recommandation de la Commission islamique du Croissant-Rouge international », a-t-il indiqué.
Son Excellence a précisé que le choix de cette date ne revêt aucune dimension religieuse, mais repose sur la portée humaine et juridique de ces recommandations, considérées comme un modèle historique avant-gardiste incarnant les principes fondamentaux du droit international humanitaire moderne.
Il a ajouté que ces recommandations comportaient des règles humanitaires particulièrement avancées pour leur époque, conformes aux principes contemporains du droit international humanitaire, notamment la protection des civils, l’interdiction de la perfidie et des mutilations de corps, la préservation des lieux de culte, ainsi que la protection de l’environnement et des biens indispensables à la survie des populations civiles durant les conflits armés.
Le président du Comité national du droit international humanitaire a par ailleurs réaffirmé que le Qatar poursuit son rôle de premier plan dans le soutien au droit international humanitaire et la diffusion de sa culture.
Il a indiqué que le comité œuvrera à promouvoir une initiative visant à faire reconnaître le 9 mai comme Journée du droit international humanitaire à l’échelle du monde arabe, par l’intermédiaire de la Commission arabe permanente du droit international humanitaire relevant de la Ligue des États arabes.
Son Excellence a ajouté que cette initiative sera présentée, en coordination avec les comités arabes, islamiques et amis spécialisés dans le droit international humanitaire, lors de la sixième réunion mondiale des comités nationaux et instances similaires chargés de ce droit, organisée par le Comité international de la Croix-Rouge.
« L’objectif est de faire reconnaître cette date comme Journée mondiale du droit international humanitaire et de renforcer la sensibilisation aux valeurs humaines universelles qui fondent ce droit », a-t-il expliqué.
Son Excellence a par ailleurs souligné que les comités arabes et islamiques du droit international humanitaire commémorent chaque année cette occasion à travers l’organisation de conférences, d’ateliers et de programmes de sensibilisation.
Il a réaffirmé l’engagement du Comité national du droit international humanitaire du Qatar à poursuivre l’organisation d’activités scientifiques et éducatives contribuant à promouvoir une culture du respect du droit international humanitaire et à consolider les valeurs de protection de l’être humain et de préservation de sa dignité en toutes circonstances.
Enfin, le président du Comité national du droit international humanitaire a insisté sur le fait que le respect de la dignité humaine constitue à la fois une obligation juridique et morale. Il a appelé à renforcer la sensibilisation au droit international humanitaire dans l’ensemble des composantes de la société et à ancrer ses principes dans les pratiques quotidiennes, aussi bien en temps de paix qu’en période de conflit.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو