Un responsable onusien met en garde contre le lourd tribut payé par les civils face à l’escalade des hostilités au Liban
Beyrouth, le 29 mai /QNA/ M. Imran Riza, coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Liban, a affirmé que les civils paient le plus lourd tribut à l’escalade des hostilités et aux ordres de déplacement dans le pays.
Dans un communiqué publié vendredi, il a indiqué que les célébrations de l’Aïd al Adha avaient été assombries par une recrudescence alarmante des violences à travers le Liban, marquée par de nouveaux déplacements de population et des pertes humaines.
Se déclarant profondément préoccupé par l’intensification des hostilités et les conséquences des ordres d’évacuation visant plusieurs communautés, notamment dans les régions de Tyr et Nabatiyé, ainsi que dans d’autres localités situées au sud du fleuve Zahrani, M. Riza a souligné que l’ampleur de ces mesures et leur caractère souvent imprécis contraignent d’innombrables familles à prendre des décisions impossibles dans leur quête de sécurité.
Il a ajouté que des informations concordantes faisaient état de civils touchés par des frappes aériennes alors qu’ils tentaient de quitter les zones concernées par les ordres d’évacuation.
Le responsable onusien a par ailleurs relevé que, selon le ministère libanais de la Santé, au moins 31 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été tuées et 40 autres blessées lors des hostilités du 26 mai. Au cours de la seule semaine écoulée, 15 enfants ont perdu la vie et 62 autres ont été blessés.
M. Riza a rappelé que le droit international humanitaire impose une protection effective des civils, y compris des personnels de santé et des premiers intervenants. Il a regretté que les espoirs suscités par l’annonce du cessez-le-feu n’aient pas permis un retour à la normale, soulignant que les déplacements de population se poursuivent et continuent d’empêcher de nombreuses familles de regagner leurs foyers.
Les forces israéliennes poursuivent leurs frappes contre plusieurs régions du sud du Liban malgré l’entrée en vigueur de l’accord de trêve le 16 avril dernier, prolongé une deuxième fois le 15 mai pour une durée de 45 jours, alors que les inquiétudes s’intensifient quant à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans la région.
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