La Corée du Sud sécurise des approvisionnements pétroliers alternatifs pour compenser l’interruption des livraisons après la fermeture du détroit d’Hormuz
Séoul, le 2 avril /QNA/ Le gouvernement sud-coréen a annoncé avoir sécurisé environ 50 millions de barils d’approvisionnements pétroliers alternatifs pour le mois d’avril, afin de compenser les livraisons en provenance du Moyen-Orient, interrompues en raison de la fermeture du détroit d’Hormuz. L’agence sud-coréenne Yonhap a cité Yang Ki-wook, vice-ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Sécurité des ressources, qui a déclaré : « Le gouvernement, en coopération avec les sociétés de raffinage de pétrole, déploie des efforts intensifs pour sécuriser des sources alternatives dans plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite, le sultanat d’Oman, le Kazakhstan et les États-Unis ». Yang a ajouté qu’en conditions normales, environ 80 millions de barils de pétrole arrivent chaque mois en Corée du Sud, mais qu’environ 50 millions de barils ont été sécurisés pour ce mois, avec des prévisions d’augmentation des approvisionnements alternatifs en mai. Dans le même contexte, le gouvernement sud-coréen et les entreprises locales prévoient d’accroître les importations de pétrole brut en provenance des États-Unis, le pétrole américain devant constituer la part principale des approvisionnements alternatifs dans la période à venir. La Corée du Sud cherche à réduire sa dépendance au pétrole du Moyen-Orient dans le cadre de sa politique de diversification des sources d’énergie, la part de dépendance ayant diminué à 69,6 % l’an dernier, contre 86 % en 2016, tandis que la part du pétrole américain a progressivement augmenté pour atteindre 16,3 %. Le gouvernement avait annoncé hier l’élévation du niveau d’alerte concernant la crise de sécurité des ressources d’un cran, au niveau trois, en prévision d’un aggravement des perturbations des approvisionnements, notamment avec la persistance de la fermeture du détroit d’Hormuz. Dans le cadre de la gestion du déficit potentiel, le gouvernement travaille à réguler la demande et à activer des mécanismes tels que l’échange de pétrole brut avec le secteur privé, tout en surveillant de près les marchés pour garantir la stabilité des approvisionnements énergétiques. Il a également été indiqué que les restrictions que l’Australie prévoit d’imposer aux exportations de gaz naturel auront un impact limité, les approvisionnements étant assurés dans le cadre des contrats à long terme, malgré un risque de pénurie légère sur les livraisons immédiates à court terme.
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