L’escalade des tensions avec l’Iran suscite des inquiétudes quant à la stabilité des approvisionnements alimentaires au Royaume-Uni %
Londres, le 17 avril /QNA/ Des responsables gouvernementaux britanniques ont indiqué que le Royaume-Uni pourrait faire face à des pénuries de certains produits alimentaires d’ici l’été en cas de poursuite de la guerre avec l’Iran, selon les scénarios les plus pessimistes élaborés par le gouvernement.
La BBC a cité une source gouvernementale précisant que ces plans tiennent compte d’une éventuelle fermeture prolongée du détroit d’Ormuz, ainsi que de perturbations possibles dans l’approvisionnement en dioxyde de carbone, tout en soulignant qu’il s’agit de scénarios de planification préventive et non de prévisions effectives de pénurie.
Dans ce contexte, des responsables de plusieurs administrations, dont le Cabinet du Premier ministre, le Trésor et le ministère de la Défense, ont mené un exercice de simulation portant sur l’impact d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz sur l’industrie britannique. Cet exercice, supervisé par le comité gouvernemental d’urgence « Cobra », reposait sur l’hypothèse de crises concomitantes, notamment la fermeture du détroit jusqu’en juin, l’échec des négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran, ainsi qu’une panne technique dans une importante usine de production de dioxyde de carbone.
Le dioxyde de carbone constitue un élément essentiel des chaînes d’approvisionnement alimentaire, étant utilisé dans l’abattage des volailles et du bétail, ainsi que dans l’emballage des viandes fraîches et des produits alimentaires, où il contribue à limiter la prolifération bactérienne et à prolonger la durée de conservation. Il est également utilisé dans la fabrication de boissons gazeuses et dans les systèmes de réfrigération indispensables à la conservation des produits. Son importance ne se limite pas au secteur alimentaire, mais s’étend à des domaines vitaux tels que les interventions chirurgicales, l’imagerie par résonance magnétique et le refroidissement des centrales nucléaires.
Le Royaume-Uni figure parmi les plus grands consommateurs de dioxyde de carbone en Europe. À cet égard, le ministre des Entreprises, M. Peter Kyle, a annoncé en mars que le gouvernement investirait 100 millions de livres sterling pour relancer une usine de production de bioéthanol dans la région de Teesside, face aux craintes d’une pénurie liée au conflit.
Le Syndicat national des agriculteurs a également évoqué une possible hausse des prix de certaines cultures, telles que les concombres et les tomates, au cours des six prochaines semaines, avec une augmentation attendue des coûts d’autres cultures et des produits laitiers sur une période de trois à six mois.
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