L’Organisation maritime internationale : Nul n’a le droit de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation maritime
Paris, le 13 avril /QNA/ Le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez, a déclaré aujourd’hui qu’aucun pays n’a le droit de fermer le détroit d’Ormuz à la navigation maritime.
Lors d’une conférence de presse, il a précisé que « conformément au droit international, aucun État n’a le droit d’interdire le passage sûr ou la liberté de navigation à travers les détroits internationaux utilisés pour le transit ».
Le secrétaire général a minimisé l’impact potentiel du blocus américain sur le trafic maritime, en raison du « très faible nombre de navires pouvant transiter » par le détroit, estimant qu’« un blocus supplémentaire ne détériorerait pas la situation de manière significative ». Il a ajouté que « la désescalade est ce qui nous permettra de contenir la crise et de rétablir la circulation maritime dans son état antérieur ».
Il a également rappelé que l’imposition de droits de passage dans le détroit d’Ormuz « contrevient au droit international de la mer et au droit coutumier », insistant sur le fait que les États ne doivent « en aucun cas s’engager dans une telle voie, car elle constituerait un précédent dangereux ».
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par l’annonce par les États-Unis du lancement d’un blocus des ports iraniens, après l’échec des négociations avec Téhéran à Islamabad.
Avant l’escalade du conflit au Moyen-Orient, déclenché par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran le 28 février dernier, près d’un cinquième des approvisionnements mondiaux en pétrole brut et en gaz naturel liquéfié transitait par le détroit d’Ormuz. Depuis le début du conflit, le trafic dans ce passage maritime vital a chuté de 90 %, selon la société de données maritimes Lloyd’s List Intelligence.
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