Le Parlement arabe affirme que la loi prévoyant l’exécution des prisonniers palestiniens constitue un crime qui menace le système de justice internationale
Le Caire, le 12 avril /QNA/ Le Parlement arabe a annoncé aujourd’hui le lancement d’une vaste campagne internationale, aux niveaux parlementaire, juridique et diplomatique, visant à contrer le dispositif législatif dit de la « loi d’exécution des prisonniers palestiniens », récemment adopté par la Knesset israélienne.
Dans un communiqué, le Parlement arabe a précisé que ce texte discriminatoire constitue la forme la plus grave de légitimation du meurtre politique systématique du peuple palestinien. Il l’a qualifié de crime législatif à part entière, portant atteinte aux fondements du droit international et menaçant l’ensemble du système de justice internationale.
De son côté, M. Mohammed bin Ahmed Al Yamahi, président du Parlement arabe, a adressé une série de lettres officielles urgentes au secrétaire général des Nations Unies, au Haut‑Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, à la présidente de l’Union interparlementaire, à la présidente du Comité international de la Croix‑Rouge, ainsi qu’aux présidents des assemblées parlementaires régionaux et internationaux. Il y appelle à une action immédiate et décisive pour empêcher l’application de cette loi criminelle et traduire les auteurs et promoteurs de cette loi devant la justice internationale.
Dans ces différentes communications écrites, Al Yamahi a affirmé que l’adoption de cette loi constitue une escalade sans précédent des politiques répressives de l’occupation, marquant l’entrée dans une nouvelle phase d’exécutions systématiques de prisonniers palestiniens sous un habillage législatif. Il a dénoncé une violation flagrante des Conventions de Genève, du droit international humanitaire et de tous les instruments internationaux relatifs aux droits humains. Il a averti que tout silence ou inaction de la communauté internationale face à ce texte équivaudrait à une complicité directe dans un crime accompli, offrirait une couverture politique à l’occupation pour poursuivre ses crimes et ouvrirait la voie à un dangereux affaiblissement de la légitimité internationale, consacrant l’impunité.
Le Parlement arabe a exhorté la communauté internationale à assumer ses responsabilités juridiques et morales, en prenant des mesures urgentes, notamment l’activation des mécanismes de responsabilité internationale, la saisine des instances judiciaires compétentes, la mise en place d’une protection internationale immédiate pour les prisonniers palestiniens, ainsi que la formation de commissions indépendantes d’enquête sur les violations graves commises dans les prisons de l’occupation.
Enfin, il a renouvelé son appel à la suspension et au gel de l’adhésion de la Knesset israélienne à l’Union interparlementaire ainsi qu’à l’ensemble des instances parlementaires internationales, soulignant que le Parlement arabe poursuivra ses démarches politiques, diplomatiques et parlementaires jusqu’à l’abrogation de cette loi discriminatoire et la mise en cause de l’occupation pour l’intensification de ses crimes à l’encontre des prisonniers palestiniens.
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