La Commission des Droits de l’Homme de l’Organisation de la Coopération Islamique condamne les attaques iraniennes contre plusieurs États membres
Djeddah, le 3 mars /QNA/ La Commission permanente indépendante des Droits de l’Homme de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) a fermement condamné les récentes attaques militaires iraniennes qui ont visé plusieurs États membres de l’organisation, à savoir : le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Bahreïn, le Koweït, la Jordanie, le Sultanat d’Oman, l’Irak et la Syrie.
Dans un communiqué, la Commission a affirmé que ces pays sont souverains et ne sont engagés dans aucune action hostile pouvant justifier que leurs territoires ou leurs populations soient exposés à de telles attaques. Elle a indiqué que la visée des territoires d’États membres de l’OCI constitue une escalade grave et une violation manifeste des principes du Droit international, notamment l’interdiction du recours à la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique des États, ainsi que le principe de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les Affaires intérieures.
Le communiqué a insisté sur le fait que la visée de zones civiles habitées et des infrastructures vitales, y compris des aéroports civils, des quartiers résidentiels et des installations économiques et de services, constitue une violation grave des principes du Droit international humanitaire, en particulier ceux de distinction, de proportionnalité et de précaution. Ces attaques portent directement atteinte aux Droits fondamentaux garantis par le Droit international des Droits de l’Homme, notamment le Droit à la vie, à la sécurité personnelle, au logement, à la santé et aux moyens de subsistance.
La Commission a également affirmé que toute attaque illégale et contraire au Droit international, y compris celles menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran, ne saurait justifier ou légitimer la visée des États membres de l’OCI. Elle a rappelé qu’il n’est pas juridiquement permis d’invoquer une violation antérieure pour en justifier une nouvelle, conformément aux règles du Droit international général et aux principes de la responsabilité internationale.
Enfin, la Commission a indiqué que toute attaque délibérée ou indiscriminée contre des civils ou des biens civils protégés constitue une violation grave du Droit international et appelle à la responsabilité conformément aux règles de la responsabilité internationale.
English
Français
Deutsch
Español