Huit pays arabes et islamiques condamnent fermement la décision israélienne de classer des terres de la Cisjordanie occupée comme «terres d’État»
Doha, le 17 février /QNA/ Les ministres des Affaires étrangères de l'État du Qatar, du Royaume hachémite de Jordanie, des Émirats arabes unis, de la République d'Indonésie, de la République islamique du Pakistan, la République de Turquie, l'Arabie saoudite et la République arabe d'Égypte condamnent fermement la décision prise par Israël de classer des terres de la Cisjordanie occupée comme «terres d'État » et d'approuver le lancement de procédures d'enregistrement et de règlement de la propriété foncière à grande échelle en Cisjordanie occupée, pour la première fois depuis 1967.
Cette mesure illégale constitue une grave escalade visant à accélérer l'activité de colonisation illégale, à confisquer des terres, à consolider le contrôle israélien et à imposer une souveraineté israélienne illégale sur le territoire palestinien occupé, portant ainsi atteinte aux droits légitimes du peuple palestinien.
Les ministres affirment que ces mesures constituent une violation flagrante du droit international et du droit international humanitaire, en particulier de la quatrième Convention de Genève, ainsi qu'une violation des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, notamment la résolution 2334.
Cette décision est également contraire à l'avis consultatif rendu par la Cour internationale de Justice sur les conséquences juridiques des politiques et pratiques israéliennes dans le territoire palestinien occupé, qui a souligné l'illégalité des mesures visant à modifier le statut juridique, historique et démographique du territoire palestinien occupé, la nécessité de mettre fin à l'occupation et l'interdiction de l'appropriation de terres par la force.
Cette mesure reflète une tentative d'imposer une nouvelle réalité juridique et administrative visant à consacrer le contrôle du territoire occupé, ce qui compromet la solution des deux États, réduit à néant les perspectives de création d'un État palestinien indépendant et viable et met en péril les chances de parvenir à une paix juste et globale dans la région.
Les ministres réitèrent leur rejet catégorique de toutes les mesures unilatérales visant à modifier le statut juridique, démographique et historique du territoire palestinien occupé, et soulignent que ces politiques constituent une escalade dangereuse qui ne fera qu'exacerber les tensions et l'instabilité dans le territoire palestinien occupé et dans toute la région.
Ils appellent également la communauté internationale à assumer ses responsabilités et à prendre des mesures claires et décisives pour mettre fin à ces violations, garantir le respect du droit international et préserver les droits inaliénables du peuple palestinien, en premier lieu son droit à l'autodétermination, à mettre fin à l'occupation et à établir son État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al Quds-Est (Jérusalem-Est) comme capitale
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