Les Nations Unies : près de 11,7 millions de femmes et de filles supplémentaires menacées d’insécurité alimentaire d’ici la fin de l’année
Genève, le 3 octobre /QNA/ ONU Femmes a averti qu’environ 11,7 millions de femmes et de filles supplémentaires dans 28 pays pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire d’ici la fin de l’année, dans un contexte marqué par les répercussions de l’escalade persistante au Moyen-Orient et des perturbations dans le détroit d’Ormuz, qui ont entraîné une hausse des prix alimentaires et affecté les moyens de subsistance.
Dans une nouvelle analyse publiée vendredi, l’agence a indiqué qu’environ 22 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à l’insécurité alimentaire dans un scénario d’impact modéré, les femmes et les filles représentant 53 % d’entre elles, venant s’ajouter aux quelque 208 millions de femmes et de filles qui souffrent déjà d’insécurité alimentaire ou de malnutrition dans les pays couverts par l’étude.
Niradzayi Gumbonzvanda, directrice exécutive adjointe d’ONU Femmes, a déclaré que les pays les plus peuplés comptaient le plus grand nombre de femmes et de filles exposées au risque d’insécurité alimentaire, tandis que des pays comme le Soudan, le Soudan du Sud, le Yémen, la Palestine et Haïti sont confrontés à des niveaux de risque élevés en raison de l’interaction entre les conflits, les déplacements et la vulnérabilité économique.
Elle a souligné que le Liban affichait le deuxième taux le plus élevé parmi les pays couverts par l’étude en termes de nombre de femmes et de filles supplémentaires menacées d’insécurité alimentaire par rapport à l’ensemble de la population féminine du pays.
Elle a affirmé que les femmes et les filles supportaient souvent le plus lourd fardeau lors des crises alimentaires, réduisant leur consommation alimentaire ou sautant certains repas pour répondre aux besoins des autres membres de la famille, dans un contexte de persistance des disparités en matière d’emploi, d’accès aux services financiers et de ressources économiques.
L’agence a appelé à une réponse intégrée comprenant le renforcement de l’aide alimentaire et en espèces, des programmes de protection et de moyens de subsistance ainsi que du soutien agricole, et à l’orientation des ressources vers les zones les plus vulnérables, outre le renforcement de la collecte de données sur la situation des femmes et des filles afin d’identifier les groupes les plus durement touchés.
Mme Gumbonzvanda a souligné que la réponse à cette crise nécessitait, parallèlement aux efforts humanitaires, de parvenir à la paix et à la sécurité, de réduire l’escalade et de soutenir les solutions diplomatiques susceptibles de renforcer la stabilité aux niveaux régional et international.
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