Le ministère des Affaires étrangères : le dialogue demeure la seule voie pour parvenir à une solution durable à la crise et mettre fin à l’escalade dans la région
Doha, le 20 octobre /QNA/ Le directeur du Département de l’information et de la communication au ministère des Affaires étrangères, M. Ibrahim bin Sultan Al Hashmi, a affirmé aujourd’hui que les contacts, les visites et les échanges de messages dans le cadre des efforts de médiation entre Washington et Téhéran ne se sont jamais interrompus, précisant que le dialogue demeure l’unique voie permettant de parvenir rapidement à une solution durable à la crise.
Lors de la conférence de presse hebdomadaire du ministère des Affaires étrangères, il a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer les efforts en vue d’un règlement de la crise, afin de préserver la région, le monde, l’économie mondiale et les approvisionnements énergétiques des répercussions de la nouvelle montée des tensions dans la région. Il a réaffirmé que l’État du Qatar considère que la solution ne saurait être militaire.
Il a ajouté : « Les efforts se poursuivent. En tant que médiateurs, nous devons rester optimistes tout en tenant compte de l’ensemble des facteurs affectant la région, avec pour objectif de parvenir à une solution qui mette fin à la crise, rouvre le détroit d’Ormuz et mette un terme à l’escalade. »
Concernant les menaces visant les câbles de télécommunications dans le détroit d’Ormuz, M. Al Hashmi a souligné que les peuples de la région, y compris le peuple iranien, seraient les premiers à souffrir de telles actions. Il s’est interrogé sur « la partie qui subirait les plus lourdes conséquences chaque fois qu’une mine exploserait dans le détroit, qu’une marée noire résulterait d’un incident maritime ou que des câbles de communication seraient sectionnés ».
Il a expliqué que les États-Unis sont géographiquement éloignés du détroit et qu’Israël ne dépend pas des eaux du Golfe, insistant sur le fait que les dommages les plus importants toucheraient les pays de la région, y compris l’Iran.
« La sécurité des eaux du détroit d’Ormuz fait partie intégrante de la sécurité hydrique de la région et de ses peuples », a-t-il déclaré, rappelant que les pays de la région dépendent de ces eaux pour le dessalement, la navigation maritime ainsi que pour la préservation des ressources halieutiques et hydriques.
Le directeur du Département de l’information et de la communication a également estimé que la partie iranienne porte la responsabilité de préserver la sécurité de ces eaux, de s’abstenir de toute action mettant en péril leur sûreté, de respecter les règles du droit international relatives à la liberté de navigation et de protéger l’environnement marin. Il a souligné la nécessité de maintenir le détroit d’Ormuz ouvert et de mettre fin à toute attaque irresponsable dans cette zone, lesquelles portent avant tout préjudice aux peuples de la région et à leurs ressources.
Au sujet de la visite effectuée aujourd’hui au Qatar par le président français Emmanuel Macron, il a indiqué qu’elle s’inscrivait dans la continuité des relations profondes entre les deux pays et traduisait leur volonté commune de renforcer davantage leur coopération. Il a salué les positions de la France, tant dans le contexte de la crise actuelle que sur d’autres dossiers, soulignant que la France avait toujours été une amie et une alliée du Qatar.
Il a expliqué que les entretiens qataro-français prévus aujourd’hui, ainsi que le dialogue stratégique qui se tiendra demain, mercredi, offriront l’occasion de consolider et d’approfondir la coopération entre les deux pays dans de nombreux domaines, notamment l’énergie, l’économie, l’investissement et la défense. Il a également souligné le caractère historique et privilégié des relations entre le Qatar et la France.
Abordant la diversification des partenariats et le renforcement des capacités de défense, il a affirmé qu’il était tout à fait naturel pour l’État du Qatar de diversifier ses partenariats et de continuer à développer ses capacités défensives. Selon lui, cette démarche ne remet nullement en cause le rôle de médiateur du Qatar et ne se limite pas au contexte de la crise actuelle. Il a ajouté que les États de la région étaient également en droit de se doter de capacités de dissuasion et de défense, tout en diversifiant leurs alliances et leurs partenariats stratégiques.
S’agissant des négociations entre les États-Unis et l’Iran, il a réaffirmé que le Qatar, les pays de la région et l’ensemble de la communauté internationale espèrent parvenir à une solution dans les meilleurs délais, soulignant l’importance de l’optimisme et de la poursuite inlassable des efforts en faveur d’un règlement.
Enfin, M. Ibrahim bin Sultan Al Hashmi a affirmé que le pessimisme n’avait pas sa place dans la démarche d’un médiateur et qu’il était erroné de considérer l’option militaire comme la seule issue possible. Il a souligné que le règlement pacifique demeurait l’unique voie permettant de préserver la stabilité et la sécurité de la région.
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