La ministre d’État à la Coopération internationale participe à une session sur le lien entre diplomatie humanitaire et sécurité hydrique au Global Security Forum 2026
Doha, le 19 octobre /QNA/ Son Excellence Mme Maryam bint Ali bin Nasser Al Misnad, ministre d’État à la Coopération internationale, a participé aujourd’hui à une session intitulée « Le lien entre diplomatie humanitaire et sécurité hydrique », organisée dans le cadre du Global Security Forum 2026, à Doha.
Dans son allocution d’ouverture de la session, Son Excellence a exprimé sa reconnaissance au Centre genevois pour l’eau et à l’ambassade de la Confédération suisse au Qatar pour l’organisation de cet important dialogue, particulièrement opportun, sur le rôle de la diplomatie humanitaire dans la protection des ressources en eau pendant les conflits armés.
« Cette discussion intervient à un moment critique, alors que la région est confrontée à d’importants risques sécuritaires susceptibles d’avoir des répercussions sur l’économie mondiale au sens large », a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que la participation du Qatar à cette discussion revêtait une importance particulière, compte tenu de son engagement constant en faveur de la diplomatie préventive, de la médiation et du renforcement de la résilience face aux défis régionaux et internationaux.
Elle a souligné que l’expérience du Qatar en matière de prévention des conflits, de désescalade et de facilitation de l’aide humanitaire offrait de précieux enseignements sur la manière dont l’engagement diplomatique peut contribuer à atténuer les conséquences des crises pour les populations civiles et les services essentiels.
Son Excellence a indiqué que la région avait été confrontée cette année à des défis croissants en matière de sécurité hydrique, dans un contexte marqué par l’intensification des tensions et des informations faisant état de frappes contre des infrastructures essentielles liées à l’eau.
Elle a affirmé que ces développements soulevaient de graves préoccupations humanitaires. Les dommages causés aux usines de dessalement, aux installations de traitement de l’eau et aux réseaux de distribution risquent en effet de compromettre l’accès à une eau potable salubre et à des services d’assainissement adéquats, avec des conséquences à long terme sur la santé publique, la dignité humaine et la résilience des communautés.
Elle a expliqué que ces défis soulignaient la nécessité de garantir la protection des infrastructures civiles essentielles, conformément au droit international humanitaire, et de renforcer la coopération internationale afin d’éviter toute interruption des services vitaux d’approvisionnement en eau. À cet égard, elle a souligné que la diplomatie humanitaire demeurait un outil important pour favoriser le dialogue, faciliter l’accès humanitaire et encourager les efforts collectifs visant à préserver la sécurité hydrique, en particulier en période de conflit et de crise.
Son Excellence la ministre d’État à la Coopération internationale a indiqué que le Qatar avait contribué à protéger les ressources essentielles dans les situations de conflit armé au moyen de l’aide humanitaire, de la diplomatie, de la médiation, du financement de la reconstruction et du soutien aux civils déplacés. Ces efforts se manifestent notamment à Gaza, au Soudan, en Afghanistan, au Liban, en Somalie et en Syrie.
Elle a poursuivi : « Le Qatar a œuvré avec l’Égypte et les États-Unis à la conclusion d’un accord conjoint permettant l’acheminement de grandes quantités d’aide humanitaire et de secours à nos frères et sœurs palestiniens dans la bande de Gaza. Ces efforts se poursuivent aujourd’hui, en coopération avec les partenaires du Qatar dans la médiation — l’Égypte, la Türkiye et les États-Unis — afin de garantir la mise en œuvre de la deuxième phase de l’accord de cessez-le-feu dans la bande de Gaza, la réouverture du point de passage de Rafah et l’acheminement de l’aide humanitaire vers la bande de Gaza. »
Son Excellence a souligné que la protection des infrastructures hydriques pendant les conflits armés ne relevait pas uniquement des garanties prévues par le droit international humanitaire, mais était également renforcée par d’autres branches du droit international, notamment le droit international des droits de l’homme et le droit de l’environnement.
Elle a déclaré que la principale menace pesant aujourd’hui sur la protection des civils ne résidait pas dans l’absence de lois, mais dans le non-respect de celles-ci ou leur application sélective. C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, la diplomatie humanitaire doit faire partie intégrante des discussions sur la sécurité hydrique.
Son Excellence Mme Maryam bint Ali bin Nasser Al Misnad a conclu en soulignant la nécessité d’unir les efforts afin d’influencer les parties aux conflits armés et de les exhorter à protéger les ressources essentielles dans l’intérêt des personnes touchées par ces conflits. Elle a également appelé à un partage des connaissances et des expériences en matière de résilience dans les situations de conflit, afin de jeter les bases d’une stabilité mondiale et de préserver le droit fondamental de chaque être humain à l’accès à une eau propre.
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