Le Sommet de l’OTAN commence demain en Turquie au sein de nombreux défis mondiaux
Doha, le 6 juillet /QNA/ Les chefs d’État et de gouvernement de l’OTAN se réuniront demain, mardi, à Ankara, capitale de la Turquie, pour un sommet qui dure deux jours et qui est d’une importance considérable, dans un contexte marqué par de multiples crises régionales et défis mondiaux, notamment en matière de sécurité et d’énergie.
La Turquie accueille ce sommet pour la première fois depuis 22 ans, le dernier ayant eu lieu en 2004. Sa position stratégique sur les plans géographique, politique et militaire, ainsi que son rôle de passage énergétique, confère une dimension particulière à cet événement.
Les discussions devraient porter sur les dépenses de défense de l’Alliance, la crise russo ukrainienne, la réaffirmation du principe de défense collective et des liens entre les États membres, ainsi que sur les évolutions au Moyen Orient et les défis mondiaux liés à la sécurité, à la liberté de navigation et aux approvisionnements énergétiques et d’autres affaires régionales et internationales.
Le sommet exposera également le rôle diplomatique majeur de la Turquie, ses contributions militaires, le développement de son industrie de défense et sa capacité à gérer les crises.
Selon Dr Abdulla Banndar Al Etaibi, le Professeur adjoint à Qatar University, la Turquie est devenue un acteur avancé dans la production d’armes et de systèmes militaires, avec un budget de défense de 22,8 milliards USD en 2024 (soit 2,09 % du PIB). Ce budget grimpera à environ 70 milliards de dollars en atteignant l’objectif de 5 % convenu au sein de l’OTAN, soit une augmentation d’environ 47 milliards de dollars
Mr Al Etaibi a ajouté, dans des déclarations spéciales à l’Agence de Presse de Qatar, QNA, que l’accueil du sommet par la Turquie revêt une forte signification politique et stratégique. Il a assuré qu’Ankara demeure un acteur incontournable de l’alliance malgré des tensions passées avec certains pays occidentaux. Sa capacité à jouer un rôle de médiateur, notamment dans la crise russo ukrainienne et les questions de sécurité régionale, lui confère une valeur ajoutée au sein de l’OTAN.
De son côté, Dr Muhannad Salloum, professeur d’études de sécurité à l’Institut de Doha, a affirmé l’importance croissante de la Turquie au sein de l’alliance, rappelant qu’elle est un allié indispensable sur les plans géographique et militaire.
De son côté, Dr Muhanad Seloom, professeur d’études de sécurité à l’Institut de Doha, a affirmé le rôle majeur désormais occupé par la Turquie au sein de l’OTAN, indiquant qu’Ankara est un allié indispensable sur les plans géographique et militaire, malgré ses différends avec certains membres de l’alliance.
Du côté du Qatar, l’État s’attache à renforcer ses relations avec l’OTAN. Les deux parties entretiennent des liens privilégiés dans le cadre de l’Initiative de coopération d’Istanbul, à laquelle le Qatar a adhéré le 16 février 2005. Cette coopération comprend l’échange de visites, des consultations politiques, ainsi que la participation aux cours et formations proposés par l’OTAN dans les domaines scientifique et militaire.
Les relations entre l’État du Qatar et l’OTAN ont connu une évolution marquante après la visite historique effectuée en 2006 par Son Altesse l’Émir-Père, Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, au siège de l’alliance. Il s’agissait de la première visite d’un chef d’État membre de l’Initiative de coopération d’Istanbul auprès de la direction de l’OTAN.
En 2014, les relations entre l’État du Qatar et l’OTAN se sont développées davantage, avec l’accord d’organiser à Doha, en décembre 2014, une conférence sur l’OTAN et la sécurité du Golfe, dans le cadre de la 10ème commémoration de l’Initiative de coopération d’Istanbul. Par la suite, une conférence de l’OTAN consacrée à la lutte contre les armes de destruction massive s’est tenue au Qatar en mars 2015.
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