Le changement climatique menace de faire disparaître un grand nombre de petites îles d’ici 2050
Paris, le 5 août /QNA/ Une nouvelle étude française a mis en garde contre le risque de disparition de petites îles dans certaines régions du monde d’ici 2050, à cause d’une pression croissante exercée par trois facteurs : le changement climatique, la modification de l’usage des terres et les impacts biologiques liés à des espèces non indigènes.
L’étude précise que les données de 16 578 îles ont été analysées afin d’établir une cartographie mondiale précise des menaces, au‑delà du seul effet de la hausse des températures ou du niveau de la mer. Six indicateurs ont été retenus : variations de température et de précipitations, scénario d’une élévation du niveau de la mer d’un mètre, proportion des terres converties par l’Homme en zones agricoles, urbaines ou forestières de production, densité des espèces non indigènes actuelles et futures, ainsi que le degré de risque pesant sur ces îles.
Selon les résultats, 836 petites îles sont menacées d’immersion à cause du changement climatique et de l’interaction avec d’autres facteurs liés à l’usage des terres. La forme et la localisation des îles déterminent la nature du danger : les îles petites, basses et proches de l’équateur, telles que les atolls coralliens et les deltas, sont particulièrement vulnérables à la montée des eaux, faute d’altitude suffisante ou d’espace permettant aux espèces et aux populations de se déplacer.
En revanche, les grandes îles ou celles situées en altitude, notamment proches des masses continentales ou ayant une longue Histoire d’occupation humaine, sont davantage exposées aux changements d’usage des terres. La conversion des forêts et habitats naturels en exploitations agricoles, zones urbaines ou infrastructures fragmente les écosystèmes et isole les espèces dans des espaces réduits.
L’étude conclut que le changement climatique constitue la menace la plus répandue pour les petites îles, représentant le facteur dominant pour 65 % des îles étudiées, tandis que l’usage des terres est le principal risque pour environ 22 % d’entre elles, suivi des menaces biologiques liées aux espèces non indigènes pour près de 13 %.
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