Le conseiller du Premier ministre et porte‑parole du ministère des Affaires étrangères : le rejet israélien du plan de paix à Gaza est une nouvelle manœuvre visant à retarder la mise en œuvre du cessez-le-feu
Doha, le 11 août /QNA/ Le conseiller du Premier ministre et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Dr Majed bin Mohammed Al Ansari, a affirmé que le rejet par Israël du plan de paix pour la bande de Gaza s’inscrit dans la poursuite de manœuvres dilatoires visant à entraver la mise en œuvre des accords conclus dès l’entrée en vigueur du cessez-le-feu. Il a exprimé l’espoir que la communauté internationale intensifie ses pressions afin de favoriser la mise en œuvre de la prochaine phase de l’accord.
Lors du point de presse hebdomadaire du ministère, M. Al Ansari a indiqué que la récente annonce du mouvement Hamas avait contribué à faire avancer les efforts en faveur de l’accord, soulignant qu’il incombe désormais à la partie israélienne de respecter ses engagements. Il a ajouté que le Qatar poursuit son action avec ses partenaires internationaux afin de garantir le passage à la deuxième phase du cessez‑le‑feu, conformément au plan annoncé par le président américain.
Il a précisé que le Qatar continue ses efforts de médiation en coordination avec les États‑Unis, l’Égypte et la Turquie, notant que l’escalade sur le terrain se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, avec l’augmentation du nombre de martyrs et la poursuite des attaques contre les écoles, les institutions civiles, les hôpitaux et les habitations.
Le conseiller du Premier ministre et porte-parole du ministère des Affaires étrangères a insisté sur la nécessité pour la communauté internationale d’adopter une position claire face à ces pratiques, affirmant que le Qatar œuvre avec ses partenaires régionaux à formuler une réponse proportionnée à la persistance du comportement israélien.
Concernant la déclaration conjointe sur les violations israéliennes à Gaza, il a réaffirmé le soutien du Qatar à toutes les mesures prises, individuellement ou collectivement, par les pays amis. Il a notamment évoqué le communiqué conjoint des ministres des Affaires étrangères du Qatar, de la Jordanie, des Émirats arabes unis, de l’Indonésie, du Pakistan, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et de l’Égypte, annonçant par ailleurs que des mesures concrètes seront dévoilées dans les prochains jours.
4. S’agissant de la visite de Sa Majesté le Sultan Haïtham bin Tareq d’Oman au Qatar, il a affirmé qu’elle constituait une étape importante dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran, rendant hommage aux efforts d’Oman et réaffirmant l’appui du Qatar à toute initiative destinée à favoriser la désescalade. Il a souligné l’engagement actif du Qatar dans les efforts de désescalade entre Washington et Téhéran, précisant que Doha suit de près l’évolution des discussions menées par le Sultanat d’Oman avec l’Iran. Il a également indiqué que la priorité immédiate est de rétablir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, conformément au droit international.
Concernant l’accord de défense de La Mecque conclu entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, M. Al-Ansari a salué toute initiative de coopération régionale susceptible de renforcer la sécurité et la stabilité. Il a rappelé les relations stratégiques étroites qu’entretient le Qatar avec les trois pays, soulignant que Doha voit d’un œil favorable tout cadre de coopération défensive fondé sur le respect du bon voisinage et la concertation.
Il a réaffirmé que la sécurité régionale est une responsabilité collective nécessitant davantage de coordination bilatérale et régionale, en soulignant la participation du Qatar à plusieurs plateformes régionales renforçant la coopération.
Évoquant les pressions économiques exercées par les États-Unis sur l’Iran et leur impact sur les efforts de désescalade, le Dr Majed bin Mohammed Al Ansari a indiqué que la priorité actuelle demeure la réouverture du détroit d’Ormuz et le soutien au processus de négociation en cours, précisant que les discussions entre les parties concernées se poursuivent. Il a estimé que tout retard dans la conclusion d’un accord ne sert pas les efforts de stabilisation, ajoutant que le Qatar, en tant que médiateur, cherche à rouvrir le détroit dans les plus brefs délais, laissant aux parties impliquées le soin de communiquer sur les négociations.
Enfin, concernant les déclarations iraniennes relatives au détroit d’Ormuz, le conseiller du Premier ministre et porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a affirmé que la position des pays du Golfe consiste à revenir à la situation qui prévalait avant la crise et à garantir la liberté de navigation maritime. Il a réaffirmé le soutien du Qatar à tout accord régional visant à assurer la sécurité du détroit et à préserver la liberté de navigation, conformément au droit international, soulignant que toute disposition future devra reposer sur un consensus régional et un respect plein et entier du droit international, afin de garantir la sécurité et la stabilité de la région.
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