L’UNESCO adopte la Déclaration de Busan pour renforcer la protection du patrimoine mondial
Séoul, le 20 juillet /QNA/ Le Comité du patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a adopté aujourd’hui la Déclaration de Busan, qui vise à renforcer la coordination mondiale face aux menaces croissantes pesant sur les biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.
Cette déclaration a été approuvée à l’unanimité par les 21 États membres du Comité, ainsi que par ses principaux organes consultatifs, lors des travaux de la 48ᵉ session de l’Assemblée générale, qui se tient actuellement dans la ville sud-coréenne de Busan et se poursuivra jusqu’au 29 du mois en cours.
Le Comité a appelé à renforcer la coopération internationale afin de faire face aux menaces croissantes qui pèsent sur le patrimoine culturel et naturel dans le monde.
La Déclaration de Busan met en avant, pour la première fois dans le cadre du patrimoine mondial, l’importance d’un usage responsable des technologies numériques, notamment de l’intelligence artificielle générative. Présentée par la Corée du Sud en tant qu’initiative de l’État hôte, elle a été examinée puis adoptée lors des travaux de cette session.
Le texte consacre la coopération comme sixième objectif stratégique, venant compléter les cinq priorités actuelles de la Convention du patrimoine mondial — crédibilité, conservation, renforcement des capacités, communication et communautés locales. Cette nouvelle orientation vise à intensifier la collaboration internationale face aux menaces croissantes pesant sur les sites patrimoniaux, en particulier celles liées au changement climatique et aux catastrophes naturelles.
Par ailleurs, l’Agence du patrimoine coréen a annoncé le lancement de douze programmes de suivi visant à traduire la Déclaration en mesures concrètes. Cette démarche souligne l’importance croissante de réponses collectives entre les États et les institutions pour relever des défis qui dépassent les capacités d’action isolées.
La session actuelle réunit près de trois mille responsables et experts représentant les 196 États parties à la Convention du patrimoine mondial, dont l’État du Qatar, ainsi que des représentants d’organisations internationales et régionales et d’ONG spécialisées dans la préservation du patrimoine culturel et naturel.
Il convient de noter que cette réunion du Comité du patrimoine mondial constitue la première session organisée par la Corée du Sud depuis son adhésion à la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988. Les travaux se poursuivront avec l’examen des propositions d’inscription de nouveaux sites, l’évaluation de leur état de conservation et la discussion des questions de politique générale liées à la Convention.
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