Le CCG et l’UE condamnent les attaques iraniennes et réaffirment la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz
Bruxelles, le 18 juillet /QNA/ Le Conseil de Coopération des États arabes du Golfe (CCG) et l’Union Européenne (UE) ont condamné les attaques iraniennes visant certains pays de la région ainsi que des navires dans le détroit d’Hormuz, affirmant la nécessité de garantir la liberté de navigation dans ce passage maritime international.
Dans une déclaration commune publiée à l’occasion du Forum de haut niveau sur la sécurité régionale et la coopération, récemment accueilli à Bruxelles, les deux parties ont réaffirmé que la liberté de navigation, y compris le Droit de passage par le détroit d’Hormuz en tant que détroit utilisé pour la navigation internationale, est garantie par le Droit international tel que stipulé dans la Convention des Nations Unies sur le Droit de la mer. Elles ont rappelé que les navires de tous les États bénéficient de ces Droits et qu’aucun pays ne peut les suspendre, les contrarier ou les soumettre à des conditions.
La déclaration a condamné avec la plus grande fermeté les attaques menées par l’Iran contre les navires commerciaux traversant le détroit d’Hormuz, ainsi que contre les territoires souverains des pays de la région, notamment le Qatar, Bahreïn, le Koweït, les Émirats Arabes Unis, le Sultanat d’Oman et la Jordanie. Elle a assuré que ces attaques ont mis en danger la vie des civils et des marins, violé le Droit international et la résolution 2817 du Conseil de sécurité des Nations Unies, et constituent des actes injustifiables.
Les deux parties ont refusé toute revendication de souveraineté ou de contrôle sur le détroit d’Hormuz par un État quelconque, jugeant ces prétentions illégitimes. Elles ont également affirmé leur opposition à l’imposition de tout système de permis, de Droits de passage ou de frais de services sur la navigation internationale.
Le CCG et l’UE ont assuré qu’aucun arrangement bilatéral, entente ou mémorandum entre États ne peut réglementer ou restreindre illégalement le Droit de passage par un détroit international, un Droit garanti à tous les États par le Droit international et qui ne peut être soumis au contrôle ou à l’autorisation d’un pays.
Ils ont exprimé leur solidarité totale avec les États affectés par ces attaques, ainsi qu’avec les marins de toutes nationalités exposés au danger, affirmant que toute atteinte à la sécurité d’un État constitue une source de préoccupation pour toutes les parties dépendant de la sûreté de ce passage maritime vital.
La déclaration a appelé l’Iran à cesser immédiatement et sans condition toutes les attaques et formes d’ingérence dans la navigation maritime, à maintenir le détroit d’Hormuz ouvert de manière durable et sans conditions ni frais de passage ou de services, et à se conformer pleinement au Droit international et à la résolution 2817 du Conseil de sécurité.
Elle a également réaffirmé le refus de toute mécanisme ou arrangement unilatéral ou illégitime affectant la sécurité du passage par le détroit, insistant sur la nécessité pour les États d’agir dans le cadre des institutions internationales et régionales compétentes en matière de gouvernance de la navigation maritime, de sa sûreté et de sa sécurité, et de les soutenir, notamment l’Organisation Maritime Internationale.
L’Union Européenne et le Conseil de Coopération du Golfe ont indiqué leur intention de poursuivre une coordination étroite afin de préserver la liberté de navigation, de soutenir la protection du transport maritime et des marins, et de promouvoir une paix et une sécurité justes et durables dans la région, conformément au Droit international et à la Charte des Nations Unies.
Enfin, les deux parties ont appelé à la retenue, réaffirmant leur engagement ferme en faveur du dialogue et de la diplomatie comme voies de règlement de la crise et de garantie de la liberté de navigation dans le détroit d’Hormuz.
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