Le Qatar réitère sa condamnation de l’attaque contre la centrale nucléaire de Barakah et rappelle que le ciblage d’installations civiles enfreint le droit international
Vienne, le 5 juin /QNA/ L’État du Qatar a réaffirmé sa ferme condamnation de l’attaque visant la centrale de Barakah, aux Émirats arabes unis. Il a souligné que toute agression contre une installation à vocation pacifique constitue une violation du droit international, du droit international humanitaire et des principes universellement reconnus en matière de sûreté et de sécurité nucléaires.
Cette position a été exprimée par Son Excellence M. Jassim Yacoub Al Hammadi, ambassadeur du Qatar auprès de la République d’Autriche et représentant permanent auprès de l’Office des Nations Unies et des organisations internationales à Vienne. Il intervenait lors de la session extraordinaire du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), convoquée à la demande de plusieurs États arabes membres afin d’examiner les conséquences de l’attaque perpétrée le 17 mai 2026 contre la centrale de Barakah.
L’ambassadeur a indiqué que le Qatar s’était associé à la déclaration conjointe présentée par les Émirats arabes unis au nom des États arabes concernés, ainsi qu’à une autre déclaration soumise au cours de la session. Il a également exprimé sa reconnaissance aux États arabes membres du Conseil des gouverneurs – l’Arabie saoudite, l’Égypte, la Jordanie et le Maroc – pour leur initiative à l’origine de cette réunion extraordinaire et pour leur rôle dans les consultations préparatoires.
Son Excellence a renouvelé la condamnation la plus ferme du Qatar à l’égard de l’attaque menée par des groupes armés irakiens au moyen de drones, et a réaffirmé la pleine solidarité de l’État du Qatar avec les Émirats arabes unis. Il a souligné que la sécurité des Émirats fait partie intégrante de celle des États du Conseil de coopération du Golfe et de la stabilité régionale dans son ensemble.
L’ambassadeur a rappelé que le ciblage d’installations nucléaires civiles constitue une violation du droit international, de la Charte des Nations Unies et des principes consacrés par le Statut de l’AIEA. Il a averti qu’une telle attaque comporte des risques d’une extrême gravité pour les populations civiles, l’environnement, ainsi que pour la sécurité régionale et internationale, pouvant entraîner des conséquences comparables à celles d’une catastrophe radiologique.
M. Al Hammadi a salué la réactivité de l’AIEA dans l’évaluation des répercussions de l’attaque ainsi que dans le renforcement des capacités de préparation et de réponse aux situations d’urgence. Il s’est également félicité de la position du directeur général de l’Agence, selon laquelle les installations nucléaires et les infrastructures essentielles à la sûreté nucléaire ne doivent en aucun cas être prises pour cible dans le cadre d’opérations militaires.
L’ambassadeur a insisté sur le caractère inviolable des infrastructures nucléaires civiles, un principe universellement reconnu qui doit être respecté sans exception. Leur protection, a-t-il ajouté, constitue une responsabilité collective de la communauté internationale et appelle une réponse ferme et concertée.
Enfin, il a rappelé que le dialogue, la diplomatie et le respect du droit international demeurent la seule voie viable pour instaurer une paix durable, préserver la stabilité régionale et favoriser un règlement pérenne des crises.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو