La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement abaisse ses prévisions de croissance des marchés émergents pour l’année 2026
Londres, le 3 juin /QNA/ La Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) a révélé que la croissance ralentira cette année dans un nombre de marchés émergents à cause de la forte hausse des coûts de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement provoquées par la guerre au Moyen Orient.
Dans son nouveau rapport, la Banque a indiqué un ralentissement de la croissance dans des pays principaux tels que la Turquie, l’Ukraine et l’Égypte, mais les plus fortes révisions de ses prévisions publiées en février dernier concernent le Liban et l’Irak.
La BERD a indiqué que les prévisions pour 2026 ont été abaissées de 0,5 point de pourcentage par rapport aux estimations de février, tandis que l’inflation moyenne est montée à 6,4 % entre février et avril, soit une hausse de 1,2 point, alimentée par la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation.
La banque prévoit que l’économie égyptienne croîtra de 4,9 % en 2026 et 2027, contre 5,1 % en 2025. L’économie irakienne devrait se contracter de 1,5 % cette année, après une baisse de 0,4 % en 2025, avant de rebondir à 4 % en 2027.
La banque prévoit également, qu’en Jordanie, la croissance devrait ralentir à 2,6 % en 2026 contre 2,8 % l’an dernier. L’économie libanaise devrait se contracter de 2 % en 2026 après une croissance de 3,5 % en 2025, avant de revenir à 4 % en 2027.
Au Maroc, la croissance devrait reculer à 4,4 % cette année contre 4,6 % en 2025, puis à 4 % l’an prochain. En Tunisie, elle devrait ralentir à 2,2 % en 2026 contre 2,5 % l’an dernier, et se stabiliser à ce niveau en 2027.
La BERD a également abaissé ses prévisions de croissance pour l’ensemble de ses régions à 3,1 % en 2026, contre 3,4 % en 2025, avec une reprise attendue à 3,6 % en 2027, en raison des répercussions de l’escalade du conflit au Moyen Orient, de la hausse des prix de l’énergie et des perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Par région, la banque prévoit une croissance de 3,5 % en Turquie cette année, avant une hausse à 4 % en 2027. Pour le Sud et l’Est de la Méditerranée, la croissance devrait atteindre 2,5 % en 2026, puis 4,2 % l’année suivante. La banque a également abaissé ses prévisions de croissance pour l’Ukraine à 2,2 % en 2026.
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو