L’ONU met en garde contre l’aggravation des crises en Afrique centrale
New York, 10 juin /QNA/ Les Nations Unies ont mis en garde contre l’aggravation des crises sécuritaires et humanitaires en Afrique centrale, soulignant que les répercussions de la guerre au Soudan ainsi que les attaques des groupes armés dans le bassin du lac Tchad constituent des menaces croissantes pour la stabilité de la région.
Lors d’un exposé présenté devant le Conseil de sécurité, Martha Pobee, secrétaire générale adjointe des Nations Unies pour l’Afrique, a indiqué que des progrès avaient été réalisés dans certains domaines, tandis que les défis et les crises continuaient de s’intensifier dans la région. Elle a précisé que l’Afrique centrale avait connu, depuis la précédente séance d’information, plusieurs étapes importantes, notamment la tenue d’élections et la mise en œuvre de réformes institutionnelles.
Elle a souligné que ces avancées avaient été réalisées dans un contexte « préoccupant », marqué par l’aggravation des crises sécuritaires et humanitaires, l’augmentation des pressions socio-économiques et, surtout, le renforcement des restrictions imposées aux droits civils et politiques.
Mme Pobee a affirmé que la sécurité demeurait une source majeure de préoccupation dans plusieurs pays de la région, faisant état de deux principaux foyers d’instabilité : l’est du Tchad et la région du lac Tchad. Elle a expliqué que la guerre au Soudan avait lourdement affecté le Tchad, qui a accueilli plus de 900 000 réfugiés soudanais depuis avril 2023.
Elle a également averti que les incursions transfrontalières et les attaques de drones visant des sites militaires tchadiens risquaient d’accentuer la régionalisation du conflit, appelant la communauté internationale à redoubler d’efforts pour mettre fin à la guerre au Soudan et soutenir le Tchad face à ses conséquences.
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