Des organisations internationales dénoncent l’escalade des attaques contre les prestataires de services de santé dans les zones de conflit
Genève, le 4 mai /QNA/ Trois des principales organisations de santé mondiales ont dénoncé l’inaction de la communauté internationale face à la protection des prestataires de soins et des patients dans les zones de conflit.
Dans un communiqué commun, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le Comité International de la Croix Rouge (CICR) et Médecins Sans Frontières (MSF) ont appelé les dirigeants mondiaux à "agir" pour protéger les professionnels de santé, indiquant que "la situation aujourd’hui est pire qu’il y a dix ans".
Les organisations ont rappelé que le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, il y a dix ans, la résolution 2286 condamnant les attaques et menaces contre les blessés, les malades, le personnel médical, les hôpitaux et autres infrastructures de santé.
Elles ont précisé que "la violence visant les établissements médicaux, les moyens de transport et les travailleurs se poursuit sans relâche, et les dommages que cette résolution cherche à prévenir ne se sont pas atténués", ajoutant qu’ils "se sont aggravés davantage".
Les trois organisations ont averti également que "lorsque les soins de santé deviennent dangereux, cela constitue souvent un signal d’alarme clair indiquant que les règles et normes destinées à limiter les ravages de la guerre sont en train de s’effondrer".
Le communiqué a exhorté "les États et toutes les parties aux conflits armés à respecter les règles protégeant les soins de santé", ajoutant : "Nous appelons les dirigeants mondiaux à agir et à démontrer la volonté politique nécessaire pour arrêter cette violence".
English
Français
Deutsch
Español
русский
हिंदी
اردو