Le Qatar adresse sa onzième lettre identique aux Nations Unies et au Conseil de sécurité concernant les développements de l’agression iranienne sur son territoire
New York, le 2 avril /QNA/ L’État du Qatar a adressé une onzième lettre identique à M. António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies, et à M. Jamal Fares Alrowaiei, Représentant permanent du Royaume de Bahreïn auprès des Nations Unies et président du Conseil de sécurité pour le mois d’avril en cours, concernant les développements de l’agression iranienne sur son territoire, constituant une violation flagrante de sa souveraineté nationale, une atteinte directe à sa sécurité et à l’intégrité de son territoire, ainsi qu’une escalade inacceptable menaçant la sécurité et la stabilité de la région. La lettre, adressée par Son Excellence Cheikha Alya Ahmed bin Saif Al Thani, Représentante permanente de l’État du Qatar auprès des Nations Unies, a évoqué l’annonce du ministère qatari de la Défense concernant les attaques subies par l’État à l’aide de plusieurs drones en provenance de la République islamique d’Iran les samedi, dimanche et lundi 28, 29 et 30 mars 2026, auxquelles les forces armées qataries ont réussi à faire face, ainsi que le ciblage par trois missiles de croisière hier (mercredi) 1er avril courant, dont deux ont été interceptés par les forces armées qataries, tandis que le troisième a atteint un navire-citerne affrété pour Qatar Energy dans les eaux économiques de l’État du Qatar, précisant que les mesures nécessaires ont été prises et que la coordination avec les autorités compétentes a permis l’évacuation du navire, dont l’équipage compte 21 personnes, sans aucune perte humaine. La lettre a souligné à cet égard que Qatar Energy a confirmé que le navire-citerne « Aqua 1 », transportant du fioul et affrété pour Qatar Energy, a été visé par une attaque par missile mercredi matin, qu’aucun membre de l’équipage n’a été blessé et qu’aucun impact environnemental n’a résulté de cette attaque, notant que cette agression a été perpétrée par la République islamique d’Iran même après l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution n° 2817 (2026), qui a condamné avec la plus grande fermeté les attaques odieuses menées par l’Iran contre le Qatar et les États voisins, et a exigé leur cessation immédiate. L’État du Qatar a réaffirmé que cette agression constitue une violation de la résolution n° 2817 (2026) du Conseil de sécurité, et a de nouveau appelé le Conseil à assumer ses responsabilités dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales, et à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à ces violations graves et dissuader leurs auteurs. La lettre a précisé que les objectifs des attaques menées par la République islamique d’Iran sont de nature purement civile, et que leur ciblage constitue une violation flagrante par l’Iran des Conventions de Genève de 1949, de leurs protocoles additionnels et des principes du droit international humanitaire, notamment le principe de distinction, l’interdiction de cibler les civils et les biens civils dans les conflits armés, l’interdiction des attaques indiscriminées, le principe de proportionnalité, ainsi que l’obligation de prendre les précautions nécessaires pour éviter les objectifs civils. La lettre a souligné que « ces actes illégaux commis par la République islamique d’Iran engagent sa responsabilité internationale, l’obligeant, selon les cas, à indemniser l’ensemble des dommages subis par l’État du Qatar du fait de ces actes, tous les préjudices et pertes résultant des attaques étant recensés par les autorités compétentes. Nous vous tiendrons informés des développements ». Elle a réaffirmé que l’État du Qatar se réserve le droit de répondre conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies et au droit international garantissant le droit de légitime défense, soulignant que le Qatar ne ménagera aucun effort pour prendre toutes les mesures nécessaires afin de protéger sa souveraineté, sa sécurité et l’intégrité de ses citoyens et résidents sur son territoire. L’État du Qatar a appelé à la diffusion de cette lettre en tant que document officiel du Conseil de sécurité.
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