Le communiqué final de la 50ème réunion exceptionnelle du Conseil ministériel du CCG portant sur l’agression iranienne visant les États membres du Conseil
Riyad, le 1er mars /QNA/ Le Conseil ministériel du Conseil de Coopération des États arabes du Golfe (CCG) a tenu aujourd’hui sa 50ème réunion extraordinaire par visioconférence, sous la présidence de Son Excellence Dr Abdullatif bin Rashid Al Zayani, le ministre des Affaires étrangères du Royaume de Bahreïn et président en exercice du Conseil ministériel, avec la participation de Son Excellence Cheikh Mohammed bin Abdulrahman bin Jassim Al Thani, le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de l’État de Qatar, Son Altesse le Prince Faisal bin Farhan Al Saud, le ministre des Affaires étrangères du Royaume d’Arabie Saoudite, Son Excellence Cheikh Jarrah Al Jaber Al Ahmad Al Sabah, le ministre des Affaires étrangères de l’État du Koweït, Son Excellence Mr Badr bin Hamad bin Hamood Albusaidi, le ministre des Affaires étrangères du Sultanat d’Oman, Son Excellence Mr Khalifa Shaheen Al Marar, le ministre d’État au ministère des Affaires étrangères des Émirats Arabes Unis, ainsi que Son Excellence Mr Jasem Mohammed AlBudaiwi, le Secrétaire général du CCG.
La réunion a été consacrée à l’examen des attaques iraniennes menées par missiles et drones contre le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Koweït, les Émirats Arabes Unis, Bahreïn et Oman, commencées le samedi 28 février 2026.
Le Conseil ministériel a étudié les lourds dommages causés par ces attaques perfides, qui ont visé des installations civiles, des infrastructures de services et des zones résidentielles, provoquant des pertes matérielles considérables, menaçant la sécurité et la vie des citoyens et des résidents, et semant la terreur parmi les populations. Les ministres ont discuté des mesures nécessaires pour coordonner les efforts visant à rétablir la sécurité, la stabilité et la paix dans la région.
Le Conseil a exprimé son refus et sa condamnation la plus ferme de ces agressions iraniennes, qui ont également touché la Jordanie, en les décrivant de violation grave de la souveraineté des États du Conseil, des principes de bon voisinage, du Droit international et de la Charte des Nations Unies, et en rappelant que la visée de civils et d’infrastructures civiles constitue une infraction grave au Droit international humanitaire.
Les ministres ont réaffirmé la solidarité totale des États membres et leur unité face à ces attaques, affirmant que la sécurité des pays du Conseil est indivisible et que toute agression contre un État membre constitue une agression contre l’ensemble du Conseil. Ils ont confirmé le Droit des États membres à répondre conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, qui garantit le Droit de légitime défense individuelle et collective en cas d’agression, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger leur souveraineté, leur sécurité et leur stabilité.
Le Conseil a approuvé la compétence et la préparation des forces armées et des systèmes de défense aérienne des États membres, qui ont intercepté les attaques de missiles et de drones avec un haut degré de professionnalisme, contribuant à neutraliser la menace, à limiter ses effets et à protéger les vies, les infrastructures et les ressources vitales.
Il a affirmé que, face à cette agression injustifiée, les États du Conseil prendront toutes les mesures nécessaires pour défendre leur sécurité et leur stabilité, protéger leurs territoires, leurs citoyens et leurs résidents, y compris l’option de riposte.
Malgré les nombreuses initiatives diplomatiques entreprises par les États du Conseil pour éviter l’escalade, et bien qu’ils aient confirmé ne pas utiliser leurs territoires pour lancer des attaques contre l’Iran, ce dernier a persisté dans ses opérations militaires visant les États du Conseil et touchant de nombreuses installations civiles et résidentielles.
Le Conseil a insisté sur la nécessité d’un arrêt immédiat de ces attaques afin de rétablir la sécurité et la stabilité dans la région, tout en insistant sur l’importance de préserver la sécurité aérienne et maritime, la sûreté des voies de navigation, la stabilité des chaînes d’approvisionnement et des marchés mondiaux de l’énergie. Il a rappelé que la stabilité du Golfe n’est pas seulement une question régionale, mais une condition essentielle à la stabilité de l’économie mondiale et de la navigation internationale.
Le Conseil a appelé la communauté internationale à condamner fermement ces agressions et a exhorté le Conseil de sécurité des Nations Unies à assumer ses responsabilités en adoptant une position immédiate et ferme pour empêcher la répétition de telles violations, qui mettent en danger la vie des populations et menacent gravement la paix régionale et internationale.
Il a exprimé sa gratitude aux pays amis qui ont condamné ces attaques iraniennes, manifesté leur solidarité avec les États du Conseil et soutenu les mesures prises pour protéger leur souveraineté, leur sécurité et leur stabilité.
Le Conseil a rappelé que les États du Golfe ont toujours été partisans du dialogue et des négociations pour régler leurs différends avec l’Iran, louant à cet égard le rôle du Sultanat d’Oman.
Il a réaffirmé l’importance du dialogue et de la diplomatie dans les relations entre États, en tant que seule voie pour surmonter la crise actuelle et préserver la sécurité de la région et la protection de ses peuples, avertissant que toute escalade compromettrait la sécurité régionale et engendrant des conséquences catastrophiques pour la paix et la sécurité internationales.
Enfin, le Conseil a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et ses vœux de prompt rétablissement aux blessés.
English
Français
Deutsch
Español