Le Conseil ministériel de la Ligue arabe condamne la fermeture continue de la mosquée Al‑Aqsa aux fidèles
Le Caire, le 15 mars /QNA/ Le Conseil de la Ligue des États arabes, réuni au niveau ministériel, a fermement condamné la poursuite par les autorités d’occupation israéliennes de la fermeture des portes de la mosquée Al‑Aqsa, empêchant les fidèles d’y accomplir leurs prières et rites religieux, en particulier durant le mois sacré de Ramadan et ses dix dernières nuits.
Dans un communiqué publié aujourd’hui, le Conseil a qualifié cette mesure provocatrice de violation flagrante du droit international, du droit international humanitaire et du statu quo juridique et historique en vigueur dans la mosquée Al‑Aqsa et son enceinte sacrée. Il a exprimé sa vive dénonciation face à une provocation sans précédent des sentiments de plus de deux milliards de musulmans, portant atteinte aux droits de culte et à l’accès aux lieux saints.
Les États membres de la Ligue arabe ont réaffirmé leur rejet total et leur condamnation vigoureuse de cette décision illégale et injustifiée, dénonçant le prétexte invoqué par Israël pour continuer ses pratiques provocatrices à l’égard des fidèles. Le Conseil a précisé qu’Israël, en tant que puissance occupante, ne dispose d’aucune souveraineté sur les territoires palestiniens occupés depuis 1967, y compris Jérusalem‑Est et ses lieux saints islamiques et chrétiens.
Il a également rejeté toutes les mesures et décisions illégales visant à altérer le caractère démographique, juridique et historique de Jérusalem ainsi que son identité arabe, islamique et chrétienne, réaffirmant la souveraineté de l’État de Palestine sur l’ensemble de Jérusalem‑Est, capitale de l’État de Palestine.
Par ailleurs, le Conseil a souligné l’importance de la tutelle hachémite historique sur les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, en insistant sur leur protection, la préservation de leur identité arabe, islamique et chrétienne, ainsi que le respect du statu quo juridique et historique. Il a rappelé que la mosquée Al‑Aqsa, dans toute son étendue reconnue et bien connue (144 dunams), demeure un lieu de culte exclusivement réservé aux musulmans, et que l’Administration des Waqfs de Jérusalem et des affaires de la mosquée Al‑Aqsa, relevant du ministère jordanien des Awqaf et des Affaires islamiques, est l’unique autorité légale compétente pour gérer ses affaires et organiser l’accès. Israël, en tant que puissance occupante, n’a aucun droit d’empêcher les fidèles d’y accomplir leurs devoirs religieux, des mesures qui ne font qu’attiser le conflit et menacer la paix et la sécurité régionales et internationales.
Les États membres ont également mis en avant le rôle crucial du Comité Al‑Qods et de l’Agence Bayt Mal Al‑Qods Al‑Sharif, bras exécutif du Comité, réaffirmant leur soutien à ses efforts. Ils ont appelé la communauté internationale, y compris le Conseil de sécurité, à assumer ses responsabilités et à adopter une position ferme obligeant Israël, puissance occupante, à mettre fin à ses violations et pratiques illégales contre les lieux saints islamiques et chrétiens de Jérusalem, à respecter la liberté de culte et le statu quo juridique et historique.
Enfin, le Conseil a exigé la réouverture immédiate des portes de la mosquée Al‑Aqsa aux fidèles, la levée de toutes les restrictions imposées à l’accès des Palestiniens à Jérusalem, le respect de leur liberté de culte et l’application des résolutions pertinentes des Nations Unies.
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