Une étude montre que réduire la consommation de sucre chez les nourrissons diminue les risques de maladies cardiaques
Londres, le 24 février /QNA/ Une étude britannique spécialisée a révélé que la réduction de la consommation de sucre chez les nourrissons diminue les risques de maladies cardiaques aux stades ultérieurs de la vie.
Publiée dans la revue médicale "British Medical Journal", l’étude montre que limiter l’apport en sucre durant les mille premiers jours de vie, de la grossesse jusqu’à l’âge de deux ans, est associé à une baisse significative des maladies cardiovasculaires des décennies plus tard. Les personnes ayant connu une restriction du sucre dans cette période précoce ont enregistré des taux plus faibles de crises cardiaques, d’accidents vasculaires cérébraux, d’insuffisance cardiaque et de mortalité cardiovasculaire.
L’étude a porté sur les données de 63433 participants issus du "UK Biobank" qui est la base de données la plus exhaustive au monde en matière de biologie, santé et mode de vie, nés entre octobre 1951 et mars 1956, avec un âge moyen de 55 ans lors du suivi et sans antécédents de maladies cardiaques. Parmi eux, 40063 avaient connu le rationnement du sucre au début de leur vie, contre 23 370 qui n’y avaient pas été exposés.
Les chercheurs ont exploité un événement historique unique : la fin du rationnement du sucre au Royaume Uni en 1953, ce qui a permis une comparaison naturelle entre les enfants nés avant cette date, lorsque les rations étaient limitées, et ceux nés après.
Les résultats ont montré que l’effet ne se limitait pas à la réduction des risques, mais incluait également un retard dans l’apparition des maladies cardiaques pouvant atteindre deux ans et demi par rapport aux autres. Les chercheurs expliquent qu’une partie de cet effet est liée à une baisse des taux de diabète, en parallèle d’une augmentation de l’hypertension chez ceux dont la consommation de sucre avait été réduite tôt.
L’étude indique que les personnes ayant subi une restriction du sucre depuis la grossesse jusqu’à l’âge de 1 à 2 ans ont enregistré une diminution du risque de maladies cardiaques de 20 %, une baisse de 25 % du risque d’infarctus, de 26 % pour l’insuffisance cardiaque, de 24 % pour la fibrillation auriculaire, de 31 % pour l’AVC et de 27 % pour la mortalité cardiovasculaire.
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