Le Comité national des droits de l'homme : la gouvernance éthique de l'IA est une urgence pour protéger les plus vulnérables
Doha, le 25 février /QNA/ Le Comité national des droits de l'homme a souligné que la gouvernance éthique de l'intelligence artificielle constitue une nécessité impérieuse pour garantir la protection des groupes les plus vulnérables contre les risques de discrimination et d'exclusion. La justice sociale, a-t-il affirmé, doit être la boussole guidant le développement durable à l'ère numérique, afin que l'humain reste au cœur des transformations technologiques.
Cette déclaration a été faite à l'occasion de la participation du Comité à l'organisation, ce mercredi, d'un séminaire virtuel régional intitulé « Intelligence artificielle, justice sociale et travail décent pour tous », marquant la Journée mondiale de la justice sociale.
Prenant la parole lors de cette rencontre, Son Excellence le Dr Mohammed bin Saif Al Kuwari, vice-président du Comité national des droits de l'homme, a déclaré : « Cette initiative est l'occasion de renouveler notre engagement à relever les défis émergents et à saisir les opportunités offertes par le numérique pour promouvoir une justice sociale fondée sur la dignité, l'égalité et la non-discrimination. »
« La justice sociale ne se limite pas à l'éradication de la pauvreté ou à l'accès au travail décent, a-t-il ajouté. Elle exige la réalisation pleine et effective des droits de l'homme et des objectifs de développement durable. C'est un engagement continu, dicté par l'éthique et par nos obligations internationales. »
Son Excellence M. Sultan bin Hassan Al Jamali, secrétaire général du Réseau arabe des institutions nationales des droits de l'homme, a pour sa part insisté sur le rôle central de la justice sociale comme « boussole du développement durable, garantissant que l'humain demeure au cœur de toute transformation, qu'elle soit économique ou technologique ».
Il a également mis en garde contre le double visage de l'intelligence artificielle, « outil potentiel de progrès et d'innovation, mais aussi facteur d'aggravation des inégalités et de reproduction des discriminations en l'absence de cadres réglementaires adéquats, fondés sur les droits humains ».
Le séminaire a également permis d'aborder l'impact de la transition numérique sur les marchés du travail arabes, les fractures digitales persistantes, les politiques publiques nécessaires pour une transition juste vers l'économie numérique, ainsi que le rôle crucial des médias dans la construction d'un discours responsable sur la justice sociale et le travail décent.
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