Quatorze pays arabes et islamiques, ainsi que le CCG, la Ligue arabe et l’OCI, condamnent les déclarations de l’ambassadeur des États-Unis en Israël
Doha, le 21 février /QNA/ Les ministères des Affaires étrangères de l’État du Qatar, du Royaume d’Arabie saoudite, du Royaume hachémite de Jordanie, du Royaume de Bahreïn, des Émirats arabes unis, de la République d’Indonésie, de la République islamique du Pakistan, de la République arabe d’Égypte, de la République de Turquie, de la République arabe syrienne, de l’État de Palestine, de l’État du Koweït, de la République libanaise et du Sultanat d’Oman, ainsi que les secrétariats du Conseil de coopération du Golfe, de la Ligue des États arabes et de l’Organisation de la coopération islamique, ont exprimé leur ferme condamnation et leur profonde préoccupation à la suite des déclarations de l’ambassadeur des États-Unis en Israël, dans lesquelles il a laissé entendre qu’Israël reconnaissait le contrôle de territoires appartenant à des États arabes, notamment la Cisjordanie occupée.
Les ministères ont réaffirmé le rejet catégorique par leurs pays de ces déclarations dangereuses et provocatrices, qu’ils considèrent comme une violation flagrante des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies, et comme une grave menace pour la sécurité et la stabilité de la région.
Ils ont souligné que ces déclarations contredisent directement la vision du président américain Donald Trump ainsi que le plan global visant à mettre fin au conflit à Gaza, lequel repose sur la maîtrise de l’escalade et la création d’un horizon politique en vue d’un règlement global garantissant au peuple palestinien l’établissement de son État indépendant.
Les ministères ont affirmé que cette vision est fondée sur la promotion des valeurs de tolérance et de coexistence pacifique et que toute déclaration visant à légitimer le contrôle des terres d’autrui compromet ces objectifs, attise les tensions et constitue une incitation à la violence plutôt qu’une contribution à la paix.
Ils ont réaffirmé qu’Israël n’exerce aucune souveraineté sur le territoire palestinien occupé ni sur aucun autre territoire arabe occupé.
Ils ont également exprimé leur rejet catégorique de toute tentative d’annexion d’Al Quds ou de sa séparation de la bande de Gaza, leur opposition ferme à l’expansion des colonies dans le territoire palestinien occupé ainsi que leur refus constant de toute atteinte à la souveraineté des États arabes.
Les ministères ont averti que la poursuite de la politique expansionniste et des actions illégales d’Israël ne ferait qu’alimenter les violences et les conflits dans la région et compromettre les perspectives de paix, appelant à mettre un terme à ces déclarations incendiaires.
Ils ont enfin réaffirmé l’engagement indéfectible de leurs pays en faveur du droit inaliénable du peuple palestinien à l’autodétermination, à l’établissement d’un État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967 et à la fin de l’occupation de l’ensemble des territoires arabes occupés.
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